Les choses que vous igno­rez peut-être sur Charles Aznavour

C’est un monstre sacré de la chan­son fran­çaise qui s’est éteint. Si ses chan­sons et sa car­rière sont connues, des pans de sa vie et de son œuvre le sont un peu moins. 

Il a chan­gé de nez sur les conseils d’Edith Piaf

Edith Piaf a eu du pif. Charles Aznavour s’est ins­tal­lé chez la chan­teuse après une ren­contre lors d’une émis­sion de radio. Ce der­nier lui écrit des chan­sons et l’ac­com­pagne lors de ses tour­nées, en tant que pia­niste. Son nez, trop gros, est selon la chan­teuse un han­di­cap pour sa car­rière : “Tu peux pas res­ter avec un tarin pareil !”, lui répète la Môme.

Le reste, c’est Aznavour qui le raconte, comme le relate Gala : “Nous étions à New York et, un soir, mon nez a été l’ob­jet d’une dis­cus­sion entre Edith, Eddie Constantine et l’é­di­teur musi­cal Lou Levy. Ce der­nier leur a dit qu’un de ses amis était un for­mi­dable chi­rur­gien esthé­tique. Six jours plus tard, je pas­sais sur le billard. La nou­velle de mon opé­ra­tion a don­né lieu à une soi­rée très arro­sée, où nous avons enter­ré ‘ma vie avec un gros nez’ !”

Il a été cen­su­ré à la radio pour des paroles trop provocantes

Cela peut en sur­prendre plus d’un, mais Charles Aznavour a fait scan­dale. Autre époque, autres mœurs, le chan­teur a été cen­su­ré à trois reprises par le “Comité d“écoute” de la radio publique, rap­porte France Inter. La pre­mière fois pour son titre Après l’amour, qui raconte un couple encore au lit après avoir fait l’amour. “Tu glisses tes doigts / Par ma che­mise entr’ouverte/Et poses sur ma peau/La paume de ta main et les yeux mi-clos nous res­tons sans dire un mot”, susurre Charles Aznavour. Beaucoup trop évo­ca­teur pour l’époque.

Dans Moi j’fais mon rond, en 1956 éga­le­ment, Charles Aznavour va encore plus loin et se glisse dans la peau dun proxé­nète. “Elle fait mon beurre avec des caves”, chante Charles Aznavour, en argot de titi parisien.

Il a héber­gé Johnny Hallyday à ses débuts

Au début des années 1960, Johnny Hallyday trouve refuge chez Charles Aznavour. Pendant deux ans, ce der­nier héberge par inter­mit­tence l’i­dole des jeunes. Aznavour au pia­no, Hallyday à la gui­tare, les deux hommes “chan­tonnent ensemble”. “Je lui ai don­né le conseil de dire qu’il n’a­vait pas été éle­vé dans un ranch, comme on le disait. (…) Je lui ai aus­si don­né le conseil de faire son ser­vice mili­taire. Et je lui ai don­né le conseil de chan­ter aus­si des chan­sons pour des gens plus âgés”, confie-t-il dans l’é­mis­sion “Thé ou café” sur France 2, en jan­vier 2018. En 1961, Charles Aznavour écrit pour son pro­té­gé le tube Retiens la nuit.

Il a été l’in­vi­té du “Muppet Show”

En 1976, Charles Aznavour est l’in­vi­té du “Muppet Show”, la mythique émis­sion amé­ri­ca­no-bri­tan­nique ani­mée par le désor­mais célèbre Kermit la gre­nouille. C’est autour du chan­teur que tout l’é­pi­sode se joue. Un hon­neur pour un artiste fran­çais et un pas­sage télé remar­qué, qui a fait des jaloux. Gilbert Bécaud, notam­ment, lui a deman­dé com­ment il avait fait pour se faire invi­ter. “Je lui ai dit qu’on me l’a­vait juste deman­dé et il m’a répon­du : ‘je suis jaloux’ ”, se sou­vient-il lors d’une inter­view accor­dée à l’AFP en 2017.

Source & archives : France Info

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