L’incendie s’est dangereusement rapproché du Pilat

Same­di, un incen­die s’est décla­ré à Saint-Mar­cel-les-Anno­nay en Ardèche. Ce dimanche il est maî­tri­sé, mais il a pu atteindre la zone près de Bur­dignes dans la Loire « L’incendie a été puis­sant et il fal­lait faire vite pour le maî­tri­ser et lut­ter contre les flammes, afin qu’il n’avance pas trop dans la Loire » nous informe un des pom­piers sur place.

Il a fal­lu plus de 50 pom­piers pour venir à bout du sinistre. Presque 5 hec­tares ont été brû­lés.

QUELLES SONT LES CAUSES D’UN INCENDIE ? 

Géné­ra­le­ment, l’été est la période de l’année la plus pro­pice aux feux de forêt, car aux effets conju­gués de la séche­resse et d’une faible teneur en eau des végé­taux s’ajoute une forte fré­quen­ta­tion de ces espaces. Mais le dan­ger existe aus­si en fin d’hiver et au début du prin­temps, notam­ment dans le mas­sif lan­dais ou dans les zones de moyenne mon­tagne.

Un feu de forêt peut être d’ori­gine natu­relle (dû à la foudre ou à une érup­tion vol­ca­nique) ou humaine : soit de manière inten­tion­nelle, soit de manière acci­den­telle (bar­be­cue, mégot de ciga­rette, feu d’écobuage mal contrô­lé, tra­vaux…). Il peut éga­le­ment être pro­vo­qué par des infra­struc­tures (ligne de trans­port d’énergie, dépôt d’ordure, ligne de che­min de fer, etc.).


COMMENT SE DÉVELOPPE UN INCENDIE ?

Pour qu’il y ait inflam­ma­tion et com­bus­tion, trois fac­teurs doivent être réunis :

  • Pré­sence d’un com­bus­tible (n’importe quel maté­riau pou­vant brû­ler) ;
  • Pré­sence d’une source externe de cha­leur (flamme ou étin­celle) ;
  • Pré­sence d’oxy­gène pour ali­men­ter le feu.

Un feu peut prendre dif­fé­rentes formes selon les carac­té­ris­tiques de la végé­ta­tion et les condi­tions cli­ma­tiques dans les­quelles il se déve­loppe.

  • Les feux de sol. Ils brûlent la matière orga­nique conte­nue dans la litière, l’humus ou les tour­bières. Ali­men­tés par incan­des­cence avec com­bus­tion, ces feux ont une faible vitesse de pro­pa­ga­tion.
  • Les feux de sur­face. Ils consument les strates basses de la végé­ta­tion et se pro­pagent en géné­ral par rayon­ne­ment ou convec­tion. Ils affectent la gar­rigue ou les landes.
  • Les feux de cimes. Ils atteignent la par­tie supé­rieure des arbres (ligneux hauts) et forment une cou­ronne de feu qui libère en géné­ral de grandes quan­ti­tés d’énergie. Leur vitesse de pro­pa­ga­tion est très éle­vée et ils sont par­ti­cu­liè­re­ment intenses et dif­fi­ciles à contrô­ler lorsque le vent est fort et le com­bus­tible sec.

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