En cause : la suspension par la CNAM des virements destinés à financer l’association, soit 100 millions d’euros annuels. Une décision aux conséquences dramatiques pour une structure qui emploie 2 000 infirmiers à travers la France, dont 46 dans la Loire.
Étranglée financièrement, Asalée a été contrainte de se déclarer en cessation de paiements et a demandé son placement en redressement judiciaire. La justice doit se prononcer ce vendredi sur le sort de l’association, dont l’avenir, et celui de ses salariés, dépend désormais d’une décision de tribunal.
Au-delà du sort des infirmiers, c’est l’accès aux soins de nombreux patients qui pourrait être compromis. Asalée joue en effet un rôle clé dans le suivi des maladies chroniques en cabinet médical, un maillage territorial précieux dans des départements comme la Loire où les déserts médicaux continuent de progresser.


