Une canalisation se serait affaissée, provoquant une pollution potentielle dans le Dorlay. L’information a été communiquée mardi soir par le maire Gérard Tardy lors du conseil municipal, après un appel du directeur du service assainissement de Saint-Étienne Métropole. « On me signale une pollution dans le Dorlay au niveau du pont du Chérier. C’est encore un réseau du syndicat d’assainissement qui aurait lâché », a indiqué l’élu au Progrès, appelant à la plus grande vigilance quant à l’état sanitaire du cours d’eau.
Contacté le lendemain, Jean-Sébastien Payre, premier adjoint et en charge du dossier de la baignade depuis la démission d’Éveline Oriol, a voulu se montrer rassurant. Selon lui, même si la canalisation est bien située en amont du site des Blondières, la baignade n’est pas menacée à ce stade : « Les vannes sont fermées à cette période de l’année, ce qui empêche toute pollution directe vers la zone de baignade. »
Une baignade naturellement fragile
La baignade Arnaud-Beltrame des Blondières a une particularité : elle est alimentée par l’eau brute du Dorlay, non traitée chimiquement, puis filtrée de manière naturelle. Ce fonctionnement écologique en fait un site sensible à la moindre pollution en amont. La qualité de l’eau dépend donc directement de l’état du cours d’eau et du réseau d’assainissement environnant.
Le souvenir encore vif de l’été 2025 annulé
Cet épisode réveille forcément de mauvais souvenirs. En octobre 2024, lors d’un épisode méditerranéen particulièrement violent dans la vallée du Gier, une canalisation d’eaux usées avait cédé dans le lotissement du Chérier à Saint-Paul-en-Jarez.
Le Dorlay avait alors été contaminé, ce qui avait conduit à l’annulation pure et simple de la saison de baignade 2025, la pollution ayant été détectée trop tardivement pour permettre une réorganisation, notamment en matière de recrutement de maîtres-nageurs.
Bien que les réparations aient été réalisées par Saint-Étienne Métropole, le calendrier n’avait pas permis de sauver la saison estivale. Même si la situation actuelle ne menace pas directement la baignade grâce à la fermeture hivernale des vannes, cet affaissement rappelle la fragilité du réseau et la nécessité d’un suivi rigoureux.

