Huit candidats sont en lice, dont deux issus de l’ancienne majorité, Marc Chassaubéné et Siham Labich. La question qui plane sur ce premier tour est celle de l’impact de ce scandale sur la participation et les choix des électeurs.
Dans les rues stéphanoises, le sentiment qui domine n’est pas tant la colère contre Gaël Perdriau que la désillusion envers la politique en général. Plusieurs habitants rencontrés confient que l’affaire a fragilisé leur envie d’aller voter, non par rejet d’un élu en particulier, mais par lassitude d’une classe politique perçue comme déconnectée de l’intérêt général.
Une image de ville à reconstruire
Pour d’autres Stéphanois, l’enjeu du scrutin est avant tout celui de la réputation. L’affaire Perdriau a terni l’image de Saint-Étienne au-delà de ses frontières, et le prochain mandat devra s’atteler à redorer le blason d’une ville qui aspire à tourner la page. Changer de cap et rompre avec l’ère précédente apparaît comme une priorité aux yeux de nombreux habitants.
Les convaincus restent convaincus
Pour ceux qui n’avaient pas voté pour l’ancien maire, ce scrutin ne change pas grand-chose à leurs habitudes. Ils observent que les électeurs de la majorité sortante pourraient tout aussi bien se reporter sur les candidats qui en sont issus, estimant que l’affaire Perdriau n’effacera pas nécessairement les fidélités politiques construites sur deux mandats.


