Quinze euros pour glisser un bulletin dans l’urne : c’est le tarif imposé aux non-adhérents souhaitant participer à la primaire de la gauche organisée les 9 et 10 octobre. Une contribution réduite à 10 euros pour les personnes à faibles revenus. Suffisant pour provoquer la colère du député socialiste de la Loire Pierrick Courbon, qui juge ce coût rédhibitoire.
« Je suis très en colère »
Pierrick Courbon ne mâche pas ses mots. L’élu socialiste estime que ce tarif est prohibitif, notamment dans un contexte de pouvoir d’achat dégradé pour une large partie de la population. Selon lui, demander de l’argent pour exercer un acte démocratique envoie un signal désastreux à ceux que la gauche prétend représenter.
La critique prend une résonance particulière dans la Loire, département où les difficultés économiques restent prégnantes et où mobiliser un électorat populaire constitue un enjeu central pour les formations de gauche.
Place publique assume
Face à cette polémique, Marie Siméon-Perrin, co-référente de Place publique dans la Loire, défend la mesure. Sans que les détails précis de son argumentation soient disponibles, elle soutient le principe de cette participation financière, vraisemblablement présentée comme une garantie de sérieux ou un moyen de financer l’organisation du scrutin.
Le désaccord entre ces deux figures locales de la gauche ligérienne illustre une tension plus large autour de la primaire : comment ouvrir le vote au-delà des militants sans creuser un fossé avec les citoyens les moins aisés ?

