Igor Miladinovic, acquisition serbe de trois millions d’euros, vient peut-être d’écrire le premier chapitre de sa vraie histoire stéphanoise. L’arrivée du milieu offensif de 22 ans dans le Forez s’était accompagnée d’attentes proportionnelles à son coût de transfert. Pourtant, sa première année sous les couleurs vertes s’apparentait davantage à un stage d’observation qu’à une véritable intégration. Relégué principalement avec l’équipe réserve, il n’avait collecté que quatre apparitions officielles : trois rencontres de championnat et une sortie en Coupe nationale.
Cette utilisation parcimonieuse reflétait le jugement d’Eirik Horneland, qui estimait le joueur insuffisamment aguerri pour les exigences du niveau professionnel. Le technicien norvégien lui reprochait un manque de dureté dans les duels, privilégiant d’autres profils plus rodés aux batailles de Ligue 1.
L’éclair clermontois qui change tout
La rencontre face à Clermont Foot (victoire 1-2) a marqué un tournant spectaculaire dans la trajectoire du Serbe. Introduit dès la mi-temps, il a métamorphosé le visage d’une équipe stéphanoise jusque-là empêtrée dans ses difficultés. Son impact immédiat sur le rythme de jeu et sa technique affûtée ont sauté aux yeux des observateurs.
Les commentaires enthousiastes n’ont pas tardé à fuser. Les supporters saluent son apport énergétique décisif, tandis que les analystes télévisés mettent en avant ses appuis fulgurants, capables de déstabiliser n’importe quelle défense adverse.
Un timing parfait pour combler un vide
Cette révélation intervient à un moment stratégique pour l’ASSE. Le départ récent de Benjamin Bouchouari vers Trabzonspor a créé un manque flagrant dans l’entrejeu vert. Miladinovic, malgré son gabarit modeste d’1m70, possède les qualités techniques et la vision de jeu nécessaires pour pallier cette absence.
Son profil diffère certes de celui de l’international marocain, mais ses caractéristiques intrinsèques pourraient parfaitement s’adapter aux besoins tactiques de l’équipe. Certains observateurs n’hésitent déjà plus à évoquer une succession naturelle entre les deux joueurs.
Du banc de touche aux projecteurs
L’évolution rapide de la situation contraste avec les projections estivales. Aucun départ n’était envisagé pour le milieu serbe, considéré comme un élément de complément dans la rotation. Désormais, il pourrait bien devenir l’atout surprise de Horneland dans sa mission de remontée en première division.
Cette transformation soudaine valide aussi la stratégie de recrutement basée sur l’analyse de données, méthode qui avait présidé à son acquisition. Après des mois d’apprentissage et d’adaptation, le joueur semble enfin mûr pour endosser des responsabilités majeures en Ligue 2.
L’investissement qui pourrait rapporter gros
À trois millions d’euros, Miladinovic représentait un pari financier conséquent pour les Verts. Son émergence tardive mais spectaculaire pourrait transformer cet investissement initial en véritable coup de maître. Dans un contexte de restrictions budgétaires, découvrir une pépite dans son propre effectif constitue une aubaine inespérée.
Sa montée en puissance arrive au moment idéal pour épauler l’ambition stéphanoise de retrouver l’élite. Ce petit gabarit pourrait bien porter sur ses épaules une partie des espoirs de remontée du club ligérien.

