Rencontre avec Éric Berlivet, maire de Roche-la-Molière, pour 42info

Éric Berlivet a été réélu aux élec­tions muni­ci­pales à Roche-la-Molière, une com­mune où la popu­la­tion a bien voté, avec un taux de par­ti­ci­pa­tion de 42,50% dès le pre­mier tour. Il a récol­té 56,45 % des voix, cela contre quatre listes en face.

Pour Éric Berlivet, la cam­pagne était dif­fi­cile, « très har­gneuse, avec des sou­tiens exté­rieurs pour les autres listes. Je n’ai pas vou­lu ren­trer dans cette logique-là. » Le maire ne sou­hai­tait pas entrer dans une arène avec des mises à mort.

Selon l’élu, l’équipe muni­ci­pale a tra­vaillé pen­dant 6 ans pour trans­for­mer la ville « J’ai vou­lu la rendre plus attrac­tive, agréable, avec un maxi­mum de ser­vices pour les familles ».

La muni­ci­pa­li­té a dési­ré rendre la vie plus facile pour les enfants, mais aus­si les seniors qui doivent selon lui avoir une vie har­mo­nieuse à Roche-la-Molière. « On a vrai­ment mis le paquet là-des­sus, et le résul­tat des élec­tions est cer­tai­ne­ment un juste retour du tra­vail accom­pli. D’ailleurs, ça dérange cer­tains ». Pour l’édile, la seule façon d’être noté, ce sont les élections.

« On a ame­né de la trans­pa­rence dans la politique »

Éric Berlivet raconte : « On n’a pas fait de sec­ta­risme ni de dog­ma­tisme dans notre tra­vail ». Il explique qu’il a vou­lu jouer l’entière trans­pa­rence, notam­ment avec le milieu asso­cia­tif : « Avec le milieu asso­cia­tif, on leur a deman­dé ce qu’ils allaient appor­ter aux Rouchons et en échange on leur a dit ce qu’on pou­vait faire à la mai­rie pour les aider. »

Le tra­vail d’urbanisme de Roche-la-Molière

Il a fal­lu tra­vailler l’urbanisme à Roche-la-Molière et le Maire en était conscient dès le départ. « Il a fal­lu réno­ver le centre-ville et les quar­tiers ». Les ins­tal­la­tions sou­ter­raines d’eau avaient qua­rante ans de retard. « Heureusement qu’on a la Métropole, car ce n’est pas visible, mais ça coûte cher ». À Roche-la-Molière, l’immobilier a fait un bon de plus de 20% sous le man­dat du Maire. Beaucoup de Stéphanois ont déci­dé de s’y ins­tal­ler. « La hausse de l’immobilier, c’est bien, mais il faut blo­quer cer­tains ter­rains aux pro­mo­teurs pour gar­der une qua­li­té de vie ». La ville veut res­ter à taille humaine et res­ter aérée. « Le plus impor­tant à Roche, c’est la qua­li­té de vie ». Pour l’élu, « Saint-Étienne aurait dû avoir cette même vision. Ici doit être la ban­lieue verte de Lyon ». 

« Saint-Étienne Métropole doit être faite pour les 53 communes »

Pour le magis­trat, toutes les com­munes doivent pro­fi­ter des infra­struc­tures de la métro­pole. Et pas seule­ment une poi­gnée de ville. « Il faut ensemble se concen­trer sur l’essentiel : la voi­rie, l’assainissement, la ges­tion des déchets et l’eau par exemple ».

La com­mu­ni­ca­tion entre maires

Du côté de la com­mu­ni­ca­tion entre les élus de la métro­pole, il faut être dans cette trans­pa­rence et se ren­con­trer entre maires. « En tant que vice-pré­sident, j’étais un des rares à faire le tour des com­munes, à aller dans tous les conseils muni­ci­paux. J’allais sur le ter­rain pour trou­ver des solu­tions », ce qui est le tra­vail d’un vice-pré­sident de la Métropole.« Il faut abso­lu­ment gar­der cette inter­ac­tion entre les com­munes ».

Le refus de Gaël Perdriau

Dans le cadre de sa fonc­tion de vice-pré­sident, Éric Berlivet reste amer sur la façon de faire de Gaël Perdriau. « Il m’a appe­lé le lun­di soir, au der­nier moment, pour me dire que je ne serai plus vice-pré­sident ». Éric Berlivet a mili­té contre les dépôts sau­vages et la créa­tion d’un ser­vice de déchet digne de ce nom. Le maire de Saint-Étienne a clai­re­ment dit « Je n’ai plus confi­dence en toi ». Pourtant, le maire de Roche-la-Molière s’explique sur ce sujet : « Pendant 6 ans j’ai été loyal, j’ai fait mon bou­lot, et je vou­lais du résul­tat ». On sent Éric Berlivet déçu de la façon de faire de Mr Perdriau.

« J’avais réus­si à faire vali­der, avec d’autres muni­ci­pa­li­tés, la créa­tion d’un centre de tri pour accep­ter tous les types d’emballages ». L’idée était de mettre tous les embal­lages ali­men­taires dans le bac jaune. Avec ce nou­veau centre de tri qui aurait coû­té 30 à 40 mil­lions d’euros, on cas­sait le mono­pole de Suez. « Il fal­lait faci­li­ter les gestes de tri pour la popu­la­tion ». Le maire veut trou­ver une solu­tion sur le bio déchet : « La taxe sur le déchet va aug­men­ter. Si on ne fait rien, c’est une aug­men­ta­tion de 8 à 10 mil­lions d’euros pour le tri des déchets ». Pour l’élu, l’alternative c’est le bio déchet. Et si on attend trop, sur le long terme ça va coû­ter cher si on ne change pas de méthode. « Il nous faut une police du déchet pour rap­pe­ler aux habi­tants de bien trier ».

Un nou­veau man­dat axé sur l’accompagnement des familles

Eric Berlivet © 42info.fr

Ce nou­veau man­dat va être adap­té pour créer du lien social. « On va ame­ner les enfants au vivre ensemble avec l’éducation et la culture. Préparer des conci­toyens ouverts aux autres et évi­ter dans l’avenir le sec­ta­risme ». Les seniors sont aus­si impor­tants dans ce nou­veau man­dat. « Les seniors ont le droit de res­ter le plus long­temps pos­sible chez eux ». Le maire veut que sa muni­ci­pa­li­té soit un vrai labo­ra­toire de la ville de demain tout en gar­dant son his­toire et son pas­sé. « Tout n’est pas par­fait aujourd’hui, mais il faut viser la per­fec­tion ».

Le Mouvement AGIR

Eric Berlivet est aus­si le coor­di­na­teur du mou­ve­ment AGIR. Sur le site inter­net du par­ti on peut lire « notre res­pon­sa­bi­li­té et notre enga­ge­ment sont d’être utiles à notre pays et de faire de ce quin­quen­nat une réus­site pour la France. C’est pour­quoi nous avons fait le choix de sou­te­nir les réformes enga­gées dans de nom­breux domaines par l’actuel gou­ver­ne­ment mené par le Premier Ministre Édouard Philippe, issu de la même famille poli­tique que nous. La fis­ca­li­té au ser­vice de la crois­sance, la sim­pli­fi­ca­tion du droit du tra­vail, l’acquisition des fon­da­men­taux à l’école et la moder­ni­sa­tion de l’action publique sont autant de réformes que nous avons appe­lées de nos vœux depuis des années et que nous comp­tons aujourd’hui accom­pa­gner dans leur mise en œuvre. »

Erice Berlivet sou­haite AGIR pour la construc­tion de la droite et être force de pro­po­si­tion. Mais le Maire res­te­ra avant tout à la dis­po­si­tion de ses habi­tants en étant à 100% sur le ter­rain des habi­tants de Roche-la-Molière.

© Photos 42info.fr

Les autres infos