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Depuis l’audience du 10 juillet au tribunal de commerce de Villefranche-Tarare, les élus se mobilisent massivement pour sauver les 145 emplois menacés. Dès le lendemain, Martine Publié, vice-présidente du Département du Rhône, et Jonathan Géry, député RN de la huitième circonscription rhodanienne, se rendaient sur le site beureillon pour rencontrer les salariés.
Cette visite bipartisane illustre la dimension sociale du dossier, transcendant les clivages politiques habituels face à l’urgence économique. Jonathan Géry a sollicité directement Catherine Vautrin, ministre du Travail, rejoignant ainsi la démarche déjà initiée par François Ruffin. Cette convergence d’interventions parlementaires témoigne de l’importance stratégique de cette entreprise de transport pour le territoire rhodanien.
L’AGS en première ligne
La réunion du jeudi 17 juillet en présence de l’administrateur judiciaire a révélé des défaillances comptables préoccupantes. Les cotisations aux caisses de congés payés accusent des retards, nécessitant l’intervention du régime de garantie des salaires (AGS).
Ce dispositif avait déjà pris en charge les rémunérations de juin pour l’ensemble des effectifs et financé les paies jusqu’au 9 juillet. À partir de cette date, la responsabilité financière revient théoriquement à l’entreprise pour le reste du mois.
Le vendredi 18 juillet, un commissaire-priseur procédait à l’inventaire des locaux de Saint-Forgeux, étape indispensable à l’évaluation des actifs disponibles pour d’éventuels repreneurs. Cette démarche technique conditionne la crédibilité de l’appel d’offres lancé simultanément.
Cogepart dans le viseur
La colère des 54 salariés du site beureillon se cristallise contre le groupe propriétaire Cogepart, accusé d’avoir laissé se dégrader la situation financière. Cette animosité complique potentiellement les négociations avec les candidats à la reprise, qui devront rassurer un personnel échaudé.
Cette procédure intervient dans un contexte difficile pour le transport routier, confronté aux hausses des carburants, à la pénurie de conducteurs et à la concurrence accrue. Les repreneurs potentiels devront démontrer leur capacité à redresser durablement l’activité dans cet environnement contraint.
L’ouverture de l’appel d’offres marque le début d’une période critique où se joue l’avenir de 145 familles. La qualité des dossiers de candidature et la rapidité de leur traitement détermineront les chances de sauvetage de cette entreprise implantée historiquement dans le tissu économique local.

