L’enfant, victime d’un arrêt cardiaque de près de dix minutes et de graves lésions abdominales, a été immédiatement transféré au centre hospitalier de Saint-Étienne où il a subi une lourde intervention chirurgicale d’urgence.
Ce sont les parents qui ont donné l’alerte après avoir récupéré leur enfant chez leur assistante maternelle, alertés par son état inquiétant. Les gendarmes de la Communauté de brigades de Balbigny ont immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ces blessures graves, incompatibles avec un accident bénin.
Une assistante maternelle rapidement suspectée
Soupçonnée d’être à l’origine des blessures et d’avoir dissimulé les faits au couple, l’assistante maternelle a été interpellée dès le lendemain. Selon le Parquet de Roanne, elle aurait réfuté tout acte de violence volontaire et invoqué une cause accidentelle, expliquant « être tombée sur l’enfant » selon nos informations.
À l’issue de sa garde à vue, l’assistante maternelle a été déférée devant un juge d’instruction. Une information judiciaire a été ouverte le 14 janvier sous les qualifications de violences sur mineur ayant entraîné une incapacité supérieure à 8 jours et non-assistance à personne en danger, détaille le Parquet de Roanne.
L’enjeu crucial de l’expertise médico-légale
L’enquête devra « établir les circonstances dans lesquelles l’enfant a pu subir les graves blessures à l’abdomen » et vérifier la cohérence de la version de la mise en examen avec les constatations médico-légales. Cette expertise sera déterminante pour établir si les blessures sont compatibles avec la chute accidentelle invoquée par l’accusée.
En attendant les conclusions de l’enquête, l’assistante maternelle a été placée sous contrôle judiciaire avec des interdictions strictes : interdiction d’exercer sa profession et d’entrer en relation avec la famille de l’enfant. Ces mesures visent à protéger d’autres enfants potentiellement en danger et à éviter toute pression sur les victimes.

