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Un harcèlement massif malgré l’incarcération
Les chiffres donnent le vertige : 2 952 communications recensées en un an, soit 2 133 appels et 819 SMS, toutes à destination d’une seule personne. L’ex-compagne de ce détenu de la prison de Roanne, âgé de 26 ans, a été la cible d’un harcèlement constant depuis sa cellule.
L’homme purgeait déjà une peine pour des violences et menaces de mort à l’encontre de cette même victime. Mais son incarcération n’a manifestement pas mis fin à son comportement violent et obsessionnel.
Cinq téléphones successifs pour contourner les interdictions
Durant cette période, le détenu a utilisé un seul et unique numéro de téléphone, mais pas moins de cinq téléphones portables différents. Ces appareils ont été confisqués successivement par l’administration pénitentiaire au fil des découvertes, témoignant de la détermination du prévenu à poursuivre son harcèlement.
L’exploitation de cette ligne téléphonique a permis de révéler le contenu particulièrement violent des échanges : insultes, intimidations et menaces de mort envers son ex-compagne et leurs enfants. Un niveau de violence qui démontre la dangerosité persistante de cet individu, y compris derrière les barreaux.
Une procédure rapide pour une condamnation immédiate
En milieu de semaine, le détenu a été extrait de sa cellule pour être placé en garde à vue au commissariat de Roanne. Il a ensuite été présenté ce vendredi 6 février à la Justice, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
La condamnation est tombée rapidement. Pour appels téléphoniques malveillants réitérés et communications non autorisées avec une personne se trouvant à l’extérieur de l’établissement, il a écopé de 6 mois d’emprisonnement ferme avec incarcération immédiate, a confirmé le Parquet. Cette nouvelle peine vient s’ajouter à celles qu’il purgeait jusqu’alors, prolongeant d’autant sa détention.
Pour l’ex-compagne de ce détenu, l’incarcération de son agresseur n’a apporté aucun répit. Au contraire, elle a été la cible d’un harcèlement constant pendant près d’un an, vivant dans la peur pour elle-même et pour leurs enfants, également menacés.
La condamnation de ce vendredi devrait enfin permettre à cette femme de bénéficier d’un véritable répit, le détenu se voyant désormais privé de tout accès aux communications extérieures et étroitement surveillé par l’administration pénitentiaire.

