Malgré la gravité des actes, les magistrats ont épargné la prison ferme au prévenu. La sentence retenue s’élève à dix-huit mois d’emprisonnement dont douze assortis d’un sursis probatoire. Les six mois de peine ferme s’effectueront à domicile via un dispositif de surveillance électronique.
Outre l’assignation à résidence technologique, la décision judiciaire impose de strictes obligations : soins contraints, recherche d’emploi, réparation financière des préjudices causés. Le trentenaire se voit également prohiber tout contact avec sa victime et bannir des communes de Neulise et du domicile de cette dernière.
Agression devant l’enfant de neuf ans
L’escalade dramatique remonte au mois de mai 2024. Malgré leur récente séparation, la mère de famille avait accepté que son ex-conjoint passe la nuit au domicile familial de Neulise. La soirée a basculé quand l’homme, pris de jalousie, l’a accusée d’infidélité avant de l’étrangler et de la menacer avec une lame. C’est leur fils aîné qui, alerté par les hurlements maternels, est intervenu physiquement pour contraindre son père à relâcher sa prise.
Déluge de menaces par messages
Suite à cet épisode traumatisant, la victime a essuyé une campagne de harcèlement numérique d’une ampleur sidérante. Cinquante-cinq pages de communications haineuses ont été versées au dossier d’instruction, contenant notamment ces menaces explicites : « Tu vas finir dans une cave ; tu vas voir ce qui t’attend, tu vas souffrir ; tu peux crever sale chienne ; je vous ferai bruler ».
Malgré une ordonnance de protection émise par le juge aux affaires familiales interdisant formellement les contacts, l’homme a poursuivi son harcèlement jusqu’en mai 2025. Les derniers messages, datés des 6 et 7 juillet, ont provoqué son arrestation et sa présentation en comparution immédiate.
Aveux complets mais excuses douteuses
À la barre, le prévenu a reconnu l’intégralité des faits reprochés. Il a tenté de justifier ses récents messages par le désir de prendre des nouvelles de sa progéniture. Concernant les violences physiques, il a affirmé n’avoir voulu « que faire peur » sans intention de passer réellement à l’acte.
Antécédents judiciaires préoccupants
Le procureur a souligné le parcours pénal du quadragénaire, déjà condamné à quatre reprises, et son incapacité chronique à respecter les décisions de justice. Cette récidive a motivé sa demande d’incarcération immédiate, finalement écartée par les magistrats qui ont privilégié un encadrement renforcé en milieu ouvert.

