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L’ancien élu est poursuivi pour avoir publié le commentaire « Du sang sur les doigts… » sur la page Facebook d’Igor Manfredi, directeur de cabinet d’Yves Nicolin, le 19 juin 2024, quelques heures après le suicide de Nathalie Goutorbe, cheffe de cabinet de la mairie.
Une publication vue par près de 4 000 personnes
Ce message, vu par 3 850 personnes selon le président de la 6e chambre spécialisée dans les délits de presse, a immédiatement fait polémique. L’avocate d’Igor Manfredi dénonce que « ce commentaire, c’était imputer le décès à Igor Manfredi », et ce « alors que l’enquête n’avait pas commencé ». Elle souligne qu’aucune responsabilité du maire ou de son directeur de cabinet n’a été établie dans ce drame.
Christophe Pion a reconnu ses torts devant ses juges : « C’était métaphorique… J’ai énormément pleuré, j’étais dans un état second et je suis conscient d’être allé trop loin. » Il rappelle avoir « présenté des excuses » par voie de presse et évoque le parcours de Nathalie Goutorbe, « dévouée corps et âme à Yves Nicolin » avant « d’être rétrogradée, au bout du couloir ».
Un contexte municipal tendu révélé
L’ex-adjoint a également mentionné que si des élus avaient pu assister aux obsèques, « les fils de la défunte n’avaient pas voulu de la présence du maire à la cérémonie ». Cette révélation illustre le climat délétère qui régnait autour de cette tragédie et les tensions existantes au sein de l’équipe municipale roannaise.
L’avocate d’Igor Manfredi réclame une condamnation ferme avec 5 000 euros de dommages-intérêts et 5 000 euros de remboursement des frais d’avocat. Le tribunal rendra sa décision le 17 mars prochain.

