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Plusieurs détails techniques nécessitent encore des ajustements entre la Ville, Saint-Étienne Métropole et les services de l’État. Malgré ces délais, Eric Berlivet reste optimiste et espère une avancée durant le printemps 2026 pour ce projet qui lui tient à cœur.
Le projet prévoit de transformer la double voie actuelle en voie unique après la liaison entre les boulevards Blaise-Pascal et Maréchal-Leclerc. L’innovation réside dans l’aménagement d’une allée prioritaire pour les bus à droite de la chaussée et d’une autre voie pour les véhicules classiques. Cette configuration vise principalement à résoudre le problème récurrent de vitesse excessive, les deux voies actuelles compliquant la régulation du trafic.
L’échec du radar pédagogique
L’ancien dispositif de régulation, un radar récompense qui passait au rouge pour les véhicules arrivant trop rapidement, a dû être retiré suite à un accident. Eric Berlivet concède à nos confrères du Progrès qu’il n’est plus réglementaire en France, laissant la place à un simple feu tricolore donnant priorité aux piétons.
Les solutions classiques de modération comme chicanes, dos-d’âne ou coussins berlinois sont exclues sur cette RM3 qui accueille quotidiennement plus de 15 000 véhicules par sens, notamment des poids lourds. Cette spécificité technique limite les options d’aménagement et explique en partie la complexité du dossier et les délais de mise en œuvre.
Des résultats encourageants dans l’autre sens
Les aménagements provisoires réalisés à l’automne 2024 dans le sens Saint-Étienne/Roche-la-Molière montrent des résultats probants. Le maire observe des résultats avec moins d’accidents et une circulation plus fluide, malgré des embouteillages ponctuels. Cette expérimentation conforte l’approche choisie et devrait faciliter l’acceptation des futurs aménagements.
La suppression de la possibilité de faire demi-tour depuis Dourdel, jugée trop dangereuse, oblige désormais à un détour par le giratoire de Lanlyre. Ce rallongement d’une minute trente suscite des réactions contrastées parmi les usagers. Si certains comprennent la logique sécuritaire, d’autres y voient une contrainte supplémentaire.
L’enquête menée sur la place Jean-Jaurès révèle des opinions nuancées. André, Franck et Bruno approuvent l’initiative : « Cette route est très dangereuse, ça devrait améliorer la sécurité si les automobilistes respectent les panneaux. » Émilie se montre plus sceptique, estimant que « les bouchons sont déjà bien là et ils resteront avec les aménagements. »
Angélique Couturier et Anthony Rousset, gérants du food truck installé devant le cimetière, observent quotidiennement les excès de vitesse. « Chaque soir, la vitesse est excessive », confirment-ils, ajoutant avoir « déjà eu peur pour nos clients qui attendent au bord de la route ». Leur témoignage valide la nécessité des aménagements malgré les contraintes qu’ils génèrent.

