Benoît Fabre ne sera pas tête de liste ni potentiel futur maire, mais sa présence en septième position sur la candidature portée par Axel Dugua ne passe pas inaperçue. Le maire sortant de Saint-Chamond a dévoilé sa liste mardi soir, marquée par l’arrivée de cette nouvelle figure issue du monde économique.
Dirigeant d’une entreprise de BTP située à Stelytec à Saint-Chamond, l’ancien président du Medef Loire avait exprimé depuis plusieurs mois sa volonté de s’engager en politique. Objectif affiché : prolonger son action en faveur de la performance économique du bassin stéphanois, notamment à travers la création du Collectif économique de la Loire.
Un engagement ciblé sur Saint-Chamond
Pourquoi Saint-Chamond et pas ailleurs ? Benoît Fabre affirme avoir trouvé dans cette commune des élus et candidats portant réellement les préoccupations économiques au cœur de leur projet. Un choix qui n’a rien d’anodin pour celui qui a régulièrement critiqué la gouvernance publique intercommunale sur le volet économique, la qualifiant d’atone, voire pire. Probable futur adjoint en cas de victoire électorale, sa présence sur la liste laisse entrevoir des ambitions qui dépassent le cadre strictement communal.
La question métropolitaine en filigrane
L’objectif semble évident : faire de Benoît Fabre l’un des huit représentants couramiauds à Saint-Étienne Métropole, avec potentiellement une délégation à l’économie. Depuis 2020, deux des élus de Saint-Chamond occupent déjà des postes de vice-présidents au sein de l’intercommunalité.
Cette prudence affichée ne masque pas la réalité : l’élection municipale se confond de facto avec celle métropolitaine. Nombre d’enjeux évoqués dans la campagne communale relèvent en réalité de Saint-Étienne Métropole, à commencer par l’économie.
Parmi les dossiers majeurs figure notamment le projet d’intérêt métropolitain d’extension de Stelytec II, à cheval sur Saint-Chamond et L’Horme. Un dossier stratégique qui résonne particulièrement pour Benoît Fabre, dont l’entreprise est précisément implantée sur cette zone d’activités.
En attendant, la candidature de Benoît Fabre marque un tournant symbolique : celle d’un monde économique qui ne se contente plus de critiquer la gouvernance locale mais s’engage directement dans l’arène politique pour peser sur les décisions.

