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Le croisement entre le chemin de Quéret, où se situe le parking des Révotes, et la route reliant le bourg au Berland constitue depuis longtemps une source d’anxiété pour les usagers. La visibilité quasi nulle et le non-respect fréquent de la priorité à droite par les automobilistes venant du bourg créent des situations périlleuses. Les conducteurs sortant du chemin de Quéret doivent empiéter sur la voie opposée pour s’engager, augmentant encore les risques de collision.
Un dispositif éprouvé inspiré du Bréat
Le système installé s’inspire de celui qui régule avec succès la circulation près de l’école du Bréat depuis 2018. Charles Dallara, adjoint au maire de Saint-Étienne, explique à nos confrère du Progrès la nécessité de cette intervention : « C’est un carrefour avec très peu de visibilité. Le plus sage avant qu’il y ait un drame, c’était de mettre un feu tricolore. »
D’autres solutions avaient été testées sans résultat probant : stop, cédez-le-passage, priorité à droite… « On a tout essayé et on continuait à avoir des demandes de la part de la population qui ne se sentait pas en sécurité », précise l’élu. La décision finale a été prise lors d’une marche urbaine avec le maire.
Le dispositif détectera automatiquement les véhicules descendant le chemin de Quéret et leur accordera la priorité en faisant passer au rouge le feu de la route principale.
Travaux jusqu’à la mi-décembre
Démarrés le 6 novembre avec la réalisation du génie civil, les travaux se poursuivront jusqu’au 15 décembre. Durant cette période, la circulation sur la route principale est alternée par un feu provisoire.
Cette installation s’avère d’autant plus nécessaire que l’affluence augmente considérablement en période estivale, rendant la circulation encore plus dangereuse à cet endroit stratégique du village.
La vitesse excessive, problème persistant
Au-delà de ce carrefour, la vitesse excessive demeure une préoccupation majeure pour les habitants de Saint-Victor-sur-Loire, particulièrement de part et d’autre du Berland. Charles Dallara constate avec lucidité : « Vous pouvez mettre des dos-d’âne, des rétrécissements, dès que l’humain sent qu’il a la possibilité d’appuyer sur le champignon, il appuie. Là, on est en début de ligne droite, en sortie de bourg, évidemment le réflexe va être d’accélérer. »
Saint-Étienne Métropole a multiplié les aménagements ces dernières années : réduction de chaussée, facilitation des insertions sur l’axe principal. La police municipale effectue également des contrôles réguliers avec ses motards. La Métropole reconnaît toutefois une difficulté : « En dehors de la période estivale, il y a essentiellement des trajets domicile-travail donc on verbalise les habitants du secteur… »
Cinq radars pédagogiques ont été déployés par la Ville de Saint-Étienne, dont un installé l’an dernier dans une courbe près de Biorange, en direction de Roche-la-Molière. Cependant, leur efficacité s’émousse avec le temps : « Si un certain nombre de conducteurs réagissent et lèvent le pied, au bout d’un certain temps il n’a plus le même effet pédagogique », reconnaît la Métropole.
Après la réalisation d’une piste cyclable avec chaussée rétrécie sur 2,5 km jusqu’au bourg, une deuxième tranche entre le Berland et Roche-la-Molière est actuellement à l’étude entre les deux ronds-points, poursuivant les efforts d’aménagement et de sécurisation de cet axe sensible.

