Sarahah : l’application harceleuse

Faites atten­tion à ce réseau social qui fait du mal aux enfants.

Cette nou­velle appli­ca­tion vient d’arriver en France. Elle a été créée par un jeune saou­dien, au départ à des­ti­na­tion du monde du tra­vail et donc des adultes.

Le but est d’envoyer des mes­sages ano­nymes à ses col­lègues. Dire ce qu’on n’arriverait pas à dire dans la vraie vie. Une appli­ca­tion qui peut faci­le­ment virer au cau­che­mar puisqu’il est pos­sible de faire de la déla­tion, entre autres, mais aus­si d’insulter n’importe qui et faire cir­cu­ler toute infor­ma­tion erro­née anonymement.

Malgré son uti­li­sa­tion dou­teuse, Sarahah est dis­po­nible sur tous les smart­phones. Il suf­fit de la télé­char­ger sur l’applestore par exemple.

Sur Sarahah, on ne peut pas voir l’expéditeur ni lui répondre

A Saint-Etienne, Sarahah est très popu­laire dans les col­lèges. Les parents doivent être très vigi­lants. Une maman nous explique que sa fille de 12 ans a reçu des demandes de pho­tos nue, des insultes. Des choses qu’une jeune fille ne devrait pas rece­voir. Pourtant, au col­lège, tous les élèves ont un smartphone.

Sur Sarahah, on ne peut pas voir l’expéditeur ni lui répondre, donc les enfants se lâchent .

Malheureusement, peu de parents ont l’air de connaitre cette appli­ca­tion qui pose pro­blème. Interrogée par 42info.fr, Sofia nous explique qu’elle contrôle ce que fait sa fille sur son por­table. « J’ai les codes face­book de ma fille et je regarde de temps en temps ce qu’elle met sur son mur et dans ses mes­sages… Ma fille n’a que 13 ans, donc c’est impor­tant que je sur­veille ». Sarahah connaît un suc­cès incroyable comme Snapchat, une autre appli­ca­tion très populaire.

Mathilde a 15 ans et uti­lise aus­si Sarahah. « Avec mes amies on uti­lise beau­coup cette appli­ca­tion, mais on sait où sont nos limites. On uti­lise l’appli comme un jeu ». Un jeu qui peut être dan­ge­reux. Certains enfants peuvent se ren­fer­mer sur eux mêmes. Ça a été le cas de Constance. Sa maman nous explique qu’elle ne vou­lait pas en par­ler « J’ai com­pris tard que son pro­blème venait de mes­sages ano­nymes qu’elle avait reçus sur son smart­phone, elle ne vou­lait pas nous en par­ler au départ ». Elle rajoute « Il faut vrai­ment sur­veiller les por­tables de nos enfants à l’âge où il ne se rendent pas for­cé­ment compte de la dan­ge­ro­si­té de cer­tains sites ».

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