Comme annoncé, le conseil municipal initialement prévu le 8 décembre ne pourra se tenir en raison d’un délai de convocation insuffisant. Jean-Pierre Berger, premier adjoint, a informé les conseillers municipaux hier en début de soirée qu’il assurait la suppléance du maire jusqu’à l’élection de son successeur, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales.
L’élection du nouveau maire et de ses adjoints se déroulera mercredi 10 décembre à 14h30. Les quatre-vingts dossiers prévus pour le conseil du 8 décembre, incluant les orientations budgétaires, seront examinés lors d’une seconde séance fixée au vendredi 19 décembre à 14h30.
Une majorité municipale fracturée
La majorité qui soutenait jusqu’alors Gaël Perdriau sans faille connaît une fragmentation spectaculaire depuis lundi. La tentative de l’ancien maire d’imposer son adjoint Marc Chassaubéné comme successeur a provoqué une scission : quinze élus sur les trente-deux de la majorité rejettent cette option (dix-sept voix si l’on compte celle de Perdriau, avec un bulletin blanc), lui préférant Jean-Pierre Berger.
Le premier adjoint se retrouve au centre d’intenses tractations des deux camps. Malgré de multiples tentatives depuis lundi, il n’a pas été possible de le joindre pour connaître ses intentions concernant une éventuelle candidature.
La gauche a annoncé qu’elle ne présenterait aucun candidat et s’abstiendrait de voter pour tout prétendant de droite. De son côté, Saint-Étienne Avant Tout, groupe d’opposition de droite ayant quitté la majorité en juin 2024, présentera Nicole Peycelon, ancienne adjointe, comme candidate.
La succession à la Métropole également en jeu
L’élection du nouveau président de Saint-Étienne Métropole devrait intervenir le mercredi 17 décembre, précédée d’un bureau le jeudi 11. Comme pour la mairie, l’intégralité de l’équipe dirigeante sera renouvelée.
Marc Chassaubéné occupe actuellement une vice-présidence métropolitaine. Au vu des tensions lors des dernières assemblées et selon nos informations, son maintien à ce poste est loin d’être assuré, même s’il souhaite se représenter.
D’autres vice-présidences sont détenues par des élus stéphanois : Nora Berroukeche (économie) et Siham Labich (cohésion sociale), toutes deux parmi les douze opposées à la candidature de Chassaubéné à la mairie. S’ajoutent Robert Karulak (tourisme), passé dans l’opposition municipale stéphanoise en 2024, et officiellement toujours Gilles Artigues (logement et habitat).
La semaine à venir s’annonce décisive pour l’avenir politique de Saint-Étienne et de sa métropole, avec des équilibres fragiles qui pourraient redessiner profondément le paysage local.

