Le 24 novembre 2020, le tribunal correctionnel roannais examinait l’affaire d’un homme alors âgé de 77 ans, poursuivi pour des attouchements sexuels dénoncés par deux de ses petites-filles. Les victimes affirmaient avoir subi des caresses déplacées, sur les cuisses, les fesses et le sexe – durant leur enfance.
Elles avaient expliqué n’avoir pris conscience que plus tard du caractère insistant et inapproprié de ces gestes, déposant plainte contre leur grand-père en 2014, plusieurs années après les faits.
Un prévenu minimisant les accusations
À la barre, l’accusé avait contesté toute intention sexuelle, se qualifiant simplement de « tactile ». Ses propos avaient choqué : « Elles n’avaient qu’à se lever et puis voilà », provoquant l’agacement de Me Urcissin, avocate des plaignantes.
Le 8 décembre 2020, le tribunal roannais l’avait relaxé, une décision immédiatement contestée par le parquet qui avait requis six mois de prison avec sursis lors de l’audience. Le ministère public interjeta appel.
Une condamnation cinq ans plus tard
L’affaire a été réexaminée par la Cour d’appel de Lyon le 29 septembre dernier. La décision, rendue publique en début de semaine, infirme le jugement de première instance.
Désormais octogénaire, le prévenu a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis. Il devra également verser 3 000 euros de dommages et intérêts à chacune de ses petites-filles pour le préjudice subi.

