Une course pour­suite à l’américaine.

Ils ont joué au chat et à la sou­rie sur les routes, sur le pont de la Loire.

Il s’appelle Ludovic Badolle, il a 42 ans et habite Le Coteau. Il n’est pas blanc comme neige puisqu’il pos­sède déjà seize condam­na­tions à son casier judi­ciaire. Rien ne lui fait peur. Ludovic Badolle com­pa­rais­sait mer­cre­di devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Roanne.

On lui reproche une course pour­suite avec la police dans la nuit de lun­di à mardi.

Il est minuit lorsqu’une patrouille de la police remarque une Renaud Clio qui heurte le trot­toir pour s’engager sur le pont de la Loire.

Ni une ni deux, la police fonce pour le rat­tra­per. Mais Ludovic arrive à contrô­ler son véhi­cule pour prendre de l’avance sur les policiers.

Dans la voi­ture des forces de l’ordre, on décide de véri­fier la plaque d’immatriculation à la cen­trale de la police. Le véhi­cule est bien une voi­ture volée.

Ils tentent de se mettre à sa hau­teur mais le chauf­feur fait des embar­dées. Çà devient dangereux.

Un vrai rodéo

Les force de l’ordre finissent par déci­der de mettre une voi­ture en tra­vers de la route pour faire arrê­ter cette course folle digne d’un film amé­ri­cain à grand bud­get. Mais la manœuvre n’est pas ter­mi­née. Ludovic Badolle arrête sa voi­ture et sort comme un fou de son véhi­cule. Et là, la pour­suite conti­nue à pied, une course contre la montre entre le bri­gand et les poli­ciers. De nom­breuses minutes passent, tout le monde est essouf­flé. Ludovic Badolle pense en avoir fini avec la police puisqu’il arrive au niveau de son habi­ta­tion. Mais il sera enfin rat­tra­pé devant son appartement.

Devant les poli­ciers, il joue les durs et refuse de se sou­mettre à un contrôle d’identité et refuse éga­le­ment le contrôle d’alcoolémie. Il recon­naît tout de même avoir bu et ça se voit!

Ludovic voit bien qu’il n’a aucune chance de s’en sor­tir alors il joue sa carte chance « J’ai eu une rup­ture dif­fi­cile, mon père est très malade et j’ai aus­si per­du mon tra­vail ». La police n’a pas l’air tou­chée d’autant que Ludovic Badolle n’a aucune empa­thie pour les vic­times. Le véhi­cule qu’il a uti­li­sé avait été volé le 27 décembre dans la mai­son d’un couple à Roanne.

« Je l’ai trou­vée dans la rue avec les clés sur le contact ».

Le Procureur de la République ne lui a pas fait de cadeaux. Avec son casier long comme le bras, Ludovic Badolle a été condam­né pour l’ensemble des faits, soit conduite en état d’ébriété, refus de coopé­rer avec la police, course pour­suite qui aurait pu mal tour­ner (fort heu­reu­se­ment il n’y avait pas de pié­ton à cette heure ci).

Il est condam­né à 13 mois de pri­son ferme avec man­dat de dépôt. Il prend aus­si neuf mois avec sur­sis, mise à l’épreuve pen­dant deux ans avec obli­ga­tion de soins, de tra­vail et l’obligation d’indemniser les vic­times. Et pour finir, il devra repas­ser son per­mis car ce der­nier a été annulé.

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