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En conférence de presse, l’entraîneur norvégien Eirik Horneland a évoqué cette situation inédite dans sa carrière. « Je n’avais jamais connu ça avant dans mon parcours », a commenté l’ancien coach du SK Brann, avant de nuancer : « La première fois que j’ai expérimenté ça, c’était en arrivant à Saint-Étienne lors de mon premier match face à Reims, il manquait déjà des tribunes. Ça n’a pas été le seul match d’ailleurs. »
Le technicien stéphanois ne cache pas sa préférence pour des tribunes pleines : « Je préfère que les supporters soient là bien évidemment. Les matchs sont beaucoup plus plaisants avec eux. Ils représentent vraiment ce qu’est aussi Saint-Étienne donc j’espère qu’ils seront vite de retour. »
Un système disciplinaire différent en Norvège
Horneland a établi une comparaison avec les pratiques norvégiennes en matière de sanctions : « À ma connaissance, sur les matchs que j’ai coachés en Norvège, je ne pense pas avoir connu de huis clos pour ces raisons. Les clubs sont sanctionnés par des amendes quand il y a de la pyrotechnie mais je ne crois pas qu’il y ait de fermeture de tribunes. »
Interrogé sur sa compréhension de la sanction, l’entraîneur a préféré rester en retrait, refusant de se positionner clairement. « C’est dur de répondre à cette question. Je pense que les règles sont claires et c’est pour ça qu’il y a des sanctions. Savoir si c’est dangereux ou pas, ce n’est pas à moi d’en juger », a-t-il expliqué.
Poursuivant son esquive face à cette question délicate, Horneland a conclu : « J’aime l’atmosphère qui règne au stade bien sûr mais savoir quand les règles doivent être appliquées ou être stoppées, ça ne dépend pas de moi, je ne suis pas un expert dans le domaine, je suis désolé. »
Une réponse diplomatique qui permet au technicien norvégien d’éviter toute polémique tout en exprimant implicitement son attachement à l’ambiance que procurent les supporters stéphanois, notamment ceux du Kop Sud temporairement privés d’accès au stade Geoffroy-Guichard.

