C’est l’angoisse qui monte du côté de Geoffroy-Guichard. Alors que l’AS Saint-Étienne occupe une prometteuse troisième place de Ligue 2 et voit enfin la Ligue 1 à portée de main, un énorme nuage noir plane au-dessus du Forez : l’avenir de Zuriko Davitashvili cristallise toutes les inquiétudes à quelques jours de l’ouverture du mercato hivernal.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec 8 réalisations et une passe décisive en seulement 16 rencontres, le milieu offensif géorgien s’est imposé comme le véritable chef d’orchestre du collectif stéphanois. Son talent n’a évidemment pas échappé aux recruteurs européens qui se bousculent désormais au portillon.
La liste des prétendants s’allonge de semaine en semaine et fait frémir les supporters foréziens. Si le club turc de Fenerbahçe figure parmi les candidats et que le Besiktas avait manifesté son intérêt il y a quelques semaines, deux mastodontes viennent de faire leur apparition dans la course : le club anglais d’Everton et surtout le prestigieux Benfica Lisbonne. Des écuries qui font rêver n’importe quel joueur et qui disposent d’arguments financiers autrement plus conséquents que ceux de Saint-Étienne.
Kilmer Sports campe sur ses positions
Face à cette offensive tous azimuts, la direction stéphanoise tente de tenir bon. Le message envoyé par Kilmer Sports, propriétaire du club, est sans équivoque : aucune vente ne sera autorisée durant la période hivernale. L’argumentaire est simple mais imparable : Davitashvili représente la clé de voûte du projet de remontée. Perdre un tel élément en pleine saison serait un coup fatal aux ambitions du club, qui se bat pour retrouver l’élite du football français après plusieurs années de purgatoire.
Le contrat du Géorgien court jusqu’en juin 2028, ce qui donne théoriquement une marge de manœuvre confortable aux dirigeants stéphanois. Mais voilà, la situation se complique singulièrement car le joueur et son entourage ne partagent pas nécessairement la vision du club. Cette divergence de vues pourrait transformer les prochaines semaines en véritable psychodrame.
Un mercato sous haute tension
Pour les supporters des Verts, les prochains mois s’annoncent interminables. D’un côté, l’espoir légitime de voir leur équipe retrouver la Ligue 1 après tant d’efforts. De l’autre, la crainte permanente de voir partir celui qui incarne sportivement ce retour au sommet. Un dilemme cornélien qui pourrait bien transformer chaque rumeur, chaque déclaration en source d’angoisse collective.
Le bras de fer entre les différentes parties ne fait que commencer. Entre les clubs étrangers aux poches pleines, un joueur possiblement tenté par un nouveau challenge, et une direction qui campe sur ses positions, le feuilleton Davitashvili promet d’être l’un des dossiers les plus chauds de ce mercato hivernal. Pour Saint-Étienne, l’équation est simple mais périlleuse : conserver son joyau pour valider la montée, ou le voir partir et hypothéquer sérieusement les chances de retrouver l’élite. Les semaines à venir seront déterminantes.

