La préfecture de l’Aube a ordonné une fermeture administrative de trois mois, estimant que l’établissement était impliqué dans des activités bien éloignées de la vente de produits alimentaires. L’affaire remonte à octobre dernier, lorsque le magasin avait fait l’objet d’une perquisition. À l’origine de l’intervention : des soupçons pesant sur un employé, impliqué dans une affaire de vol aggravé à proximité de l’église. Les investigations ont ensuite mis en lumière un fonctionnement bien plus préoccupant.
Selon les services de l’État, la supérette de la marque du groupe de Saint-Étienne aurait servi de lieu de stockage, de point de rencontre et même d’espace de transaction pour un trafic de stupéfiants. En clair, entre deux achats de pain et de lait, certains auraient pu y trouver des marchandises beaucoup moins légales.
⚖️ Une décision forte de la préfectur
Face à la gravité des faits reprochés, la préfecture a opté pour une sanction administrative immédiate : trois mois de fermeture. Une mesure destinée à stopper toute activité suspecte et à rappeler que les commerces ne peuvent servir de couverture à des pratiques illicites. Pour les habitants du secteur, la nouvelle a de quoi surprendre. Ce petit magasin de proximité, habituellement synonyme de dépannage rapide et de vie de quartier, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire liée au trafic de drogue.

