C’est la guerre pour les res­tau­ra­teurs de la Loire !

Ils pen­saient être assu­rés, mais une clause d’exclusion les empêche d’obtenir une com­pen­sa­tion. C’est un peu un lieu com­mun pour cha­cun. Mais quand elles se chiffrent à des mil­liards d’euros, la colère devient une guerre pour les res­tau­ra­teurs sté­pha­nois & Ligériens. 

Du 15 mars au 2 juin, les res­tau­rants et bars sont res­tés fer­més : ils ont pu limi­ter la casse en ven­dant à empor­ter afin de payer les charges fixes. Ils avaient pour­tant sous­crit à des assu­rances, qui les cou­vraient contre la perte d’exploitation. Aujourd’hui, les com­pa­gnies freinent des quatre fers, afin d’éviter de rem­bour­ser les restaurateurs. 

Pour s’évincer, Axa a d’abord joué la carte de l’application du contrat : cer­tains contrats ne per­met­traient pas une indem­ni­sa­tion puisque tous les res­tau­rants de France et de Navarre ont été concer­nés par la fer­me­ture admi­nis­tra­tive. Le 22 mai, un res­tau­rant a obte­nu gain de cause en réfé­ré. Axa a annon­cé faire appel de la décision. 

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Les res­tau­rants peuvent s’appuyer sur dif­fé­rents arguments

Les avo­cats, for­te­ment sol­li­ci­tés par tous les com­mer­çants, jouent alors un rôle de conseiller juri­dique. Un, cité par 20minutes.fr, explique que peu de contrat évoque la pan­dé­mie comme cause d’exclusion de garan­tie. Pour obte­nir une indem­ni­sa­tion, les avo­cats peuvent s’appuyer sur dif­fé­rents argu­ments : décla­ra­tion de catas­trophe natu­relle par l’Etat ou défaut de l’obligation de conseil de la part des assu­reurs qui n’ont pas pré­ve­nus, à la conclu­sion du contrat, de cette clause d’exclusion. 

L’Union des métiers et des indus­tries de l’Hôtellerie n’a pas encore sor­ti l’arme de l’action col­lec­tive au nom de la pro­fes­sion mais ne l’écarte pas. Elle a sol­li­ci­té Matignon pour faire voter une loi afin de sou­mettre les assu­reurs à leur enga­ge­ment. Néanmoins, des res­tau­ra­teurs iso­lés ont déci­dé de lan­cer une action col­lec­tive par le biais d’un grou­pe­ment d’avocats. Elle s’étend à tous les com­mer­çants concer­nés qu’ils soient gérants de salles de sport ou ostéo­pathe. La pre­mière étape passe par une pro­po­si­tion d’accord. Si elle est sans suc­cès, ils ne s’empêchent pas de pour­suivre en jus­tice les compagnies. 

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pro­po­ser des assu­rances plus adap­tées

En réac­tion, l’Union des métiers et des indus­tries de l’Hôtellerie sou­haite, rapi­de­ment, pro­po­ser des contrats d’assurance et faire appel à leurs propres inter­mé­diaires. Leur objec­tif : ” pro­po­ser des assu­rances plus adap­tées “. Fort d’avoir pu pro­po­ser un pro­to­cole sani­taire per­met­tant d’ouvrir les res­tau­rants et les bars, l’Union se sent pous­ser des ailes pour pro­po­ser aux 230 000 pro­fes­sion­nels du sec­teur de nou­veaux contrats. Et peut-être aus­si faire peur aux com­pa­gnies d’assurance.

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