Cette transformation s’inscrit dans le cadre des conditions imposées par l’Autorité de la concurrence lors du rachat de 200 supermarchés Casino par le groupe Les Mousquetaires/Intermarché en 2024. L’autorité avait exigé la revente de 11 magasins, dont celui de Charlieu.
Ce magasin était particulièrement visé en raison de sa situation à environ 2 kilomètres d’un autre Intermarché situé sur la commune de Saint-Nizier-sous-Charlieu. Cette proximité créait une concentration excessive de l’enseigne sur le territoire, justifiant l’obligation de revente imposée par les autorités de régulation de la concurrence.
Le maire de Charlieu satisfait du choix
Bruno Berthelier, maire de Charlieu, se félicite à nos confrères du Progrès de cette évolution qui « correspond à ce qu’on voulait ». Il révèle être intervenu auprès de l’Autorité de la concurrence pour préserver une surface commerciale similaire, craignant l’installation « d’une grande enseigne, comme une boulangerie industrielle, qui pourrait concurrencer nos commerces de centre-ville ».
Pouilly : Colruyt cède la place à Leclerc
Parallèlement, la moyenne surface Colruyt de Pouilly-sous-Charlieu, ouverte en 2018, va également changer d’enseigne au cours du mois de mars 2026 pour devenir Leclerc. Cette mutation découle de la décision du groupe de distribution belge Colruyt d’abandonner ses 104 implantations françaises, annoncée au printemps 2025.
Bien qu’Intermarché se soit engagé à reprendre 81 magasins Colruyt, celui de Pouilly semblait exclu en raison de la proximité du supermarché de Saint-Nizier. Les négociations entre Leclerc et Colruyt, initiées il y a six mois environ, ont finalement abouti à cette solution de reprise.
Soulagement des élus locaux
Philippe Jarsaillon, maire de Pouilly-sous-Charlieu, exprime sa satisfaction : « On est satisfait que ça ne ferme pas. On a toujours un peu d’appréhension quand une enseigne annonce son départ. » Cette inquiétude légitime illustre l’importance cruciale du maintien de l’offre commerciale pour la vitalité des territoires ruraux.
Dans les deux cas, la transition s’effectue via un rachat d’enseigne tandis que la propriété des murs reste identique, garantissant une continuité de service pour les habitants. Cette formule permet d’éviter les fermetures temporaires et maintient l’emploi local pendant la phase de transition.

