Couvre-feu à Saint-Étienne : ce qui va changer

L’an­nonce de la mise en place d’un couvre-feu par Emma­nuel Macron impacte très for­te­ment les salles de ciné­ma, les bars, les res­tau­rants et les salles de spec­tacle à Saint-Étienne. Voi­ci ce que cela implique. 

 

Avec la mise en place d’un couvre-feu à Saint-Étienne, c’est un nou­veau coup qui vient d’être por­té aux com­mer­çants comme les bars, les res­tau­rants, les hôtels, les ciné­mas comme les salles de spec­tacles, déjà lar­ge­ment mis à mal par la pan­démie de Covid-19.

Comme l’a annon­cé Emma­nuel Macron lors d’une inter­view le 14 octobre, à par­tir du same­di 17 octobre 00h00, les habi­tants de Saint-Étienne devront obser­ver un couvre-feu tous les soirs de 21 heures à 6 heures du matin.

 

Cette mesure doit s’ap­pli­quer à mini­ma pen­dant 4 semaines, mais le gou­ver­ne­ment sou­haite pro­lon­ger jus­qu’au 1er décembre. Cela implique que les habi­tants doivent être ren­trés chez eux au plus tard à 21 heures tous les soirs et ne pas sor­tir de chez eux avant 6 heures du matin le len­de­main.

 

Une catas­trophe pour le Camion Rouge ou le cinéma l’Alham­bra. Pour le Zénith, la salle n’est pas près de rou­vrir. Le Fil pour­rait peut-être orga­ni­ser des concerts à des horaires où les spec­ta­teurs auraient la pos­si­bi­li­té de ren­trer chez eux avant le couvre-feu.

 

Le Nou­vel Obs. explique que « La situa­tion est éga­le­ment cri­tique à Saint-Étienne, avec un taux d’incidence heb­do­ma­daire qui s’est envo­lé à 519 (et à 397 pour les plus de 65 ans), selon des chiffres de la pré­fec­ture de la Loire ».

 

« Au lieu d’avoir 15 amis autour de la table, vous en avez trois ou quatre », a aus­si lan­cer sur LCI l’épidémiologiste de l’Institut Pas­teur Arnaud Fon­ta­net, éga­le­ment membre du conseil scien­ti­fique. Selon lui, « il n’y a rien qui va chan­ger pro­fon­dé­ment la donne » jusqu’aux effets d’un vac­cin », qu’il ne situe pas avant le « deuxième semestre 2021, au mieux ».

 

Le secré­taire d’État au Tou­risme Jean-Bap­tiste Lemoyne a, de son côté, inci­té les Français à réser­ver leurs vacances de la Tous­saint en pro­met­tant que « les réser­va­tions annu­lées ne (coû­te­raient) rien » et que « la sécu­ri­té sani­taire (était) au ren­dez-vous ».

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