Anciennement connu sous le nom de Bouvier, installé rue Barathon. Après de longs mois de chantier, cette annexe tant attendue devient enfin opérationnelle. Ce site marque l’arrivée officielle du Groupement des Laboratoires de Biologie Médicale sur la Côte roannaise. Il rejoint ainsi la famille des établissements du groupe qui compte déjà cinq antennes dans le Roannais et trois autres implantées dans le nord de l’Ardèche.
L’équipe locale se compose de quatre professionnels : deux assistantes administratives et deux techniciens spécialisés dans les prélèvements. Ils assureront l’ensemble des prestations habituelles : analyses sanguines, examens bactériologiques, tests cutanés… Le centre servira également de point de collecte pour les praticiens indépendants qui sillonnent les communes environnantes.
Traitement express grâce à la centrifugeuse
Tous les échantillons récoltés rejoindront ensuite le laboratoire principal du réseau, installé Petite rue des Tanneries à Roanne, pour y être analysés. Néanmoins, l’antenne renaisonaise dispose d’un atout majeur : elle peut centrifuger sur place certains prélèvements délicats. L’établissement ambitionne de traiter quotidiennement entre 120 et 130 cas : environ la moitié concernera des patients venant directement au laboratoire, l’autre moitié provenant des tournées d’infirmiers à domicile. Cette installation avait été planifiée depuis plusieurs années, révèle le dirigeant. L’objectif consistait alors à consolider le maillage géographique du groupe face à l’éventuelle concurrence sur le secteur.
GLBM ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : le groupe lorgne désormais sur le futur pôle médical de Villerest. Son directeur confirme des « négociations en cours » avec les médecins porteurs du projet villerestois. L’idée serait d’édifier un complexe qui abriterait le laboratoire actuellement situé près de la Clinique du Renaison à Roanne, accompagné de consultations médicales.
Cette éventuelle délocalisation soulève une question annexe : que faire du bâtiment roannais qui se viderait en grande partie ? « Il faut imaginer un avenir pour ces locaux qui hébergent encore des orthopédistes et des dentistes », note-t-il. Les ophtalmologues ont déjà pris leurs quartiers à Villerest. « Nous avons une piste pour qu’une activité médicale remplace le laboratoire, mais il faut aussi penser au reste de l’immeuble », confie-t-il en vantant la qualité des infrastructures existantes et futures.
Les infirmiers libéraux montent au créneau
L’ouverture de ce laboratoire ne fait pas l’unanimité. Plusieurs cabinets d’infirmiers du secteur expriment ouvertement leurs préoccupations, déjà formulées par le passé auprès du groupe. « Nous tenons à rappeler que tous les actes proposés par ce laboratoire, nous les effectuons déjà chez nos patients, à leur domicile, sur rendez-vous dans nos cabinets ou lors de permanences. Nous avons l’avantage de connaître nos patients, leur environnement, leurs aides, leur médecin traitant, pour un suivi global et personnalisé », écrivent conjointement les professionnels de Renaison, Saint-André-d’Apchon et Saint-Haon-le-Châtel.
Il y a de la place pour tout le monde
Face à ces inquiétudes, Rémi Chatelain adopte un ton apaisant. « Comme nous le leur avions expliqué il y a quelques mois, il y a suffisamment d’activité et de travail pour tous. Notre expérience à Charlieu nous donne le recul nécessaire : cela n’a pas perturbé l’activité des infirmiers libéraux qui n’ont jamais été autant sollicités », rassure le dirigeant. Il précise que la clientèle prélevée à domicile diffère de celle qui se déplace en laboratoire. « La seule modification, c’est que les résidents de Côte roannaise qui se rendaient auparavant à Roanne viendront maintenant à Renaison ».


