Cette mère de famille du Chambon-Feugerolles a vécu un cauchemar éveillé en apprenant que sa fille de 14 ans se trouvait dans l’appartement quand les flammes ont léché la façade de leur immeuble.
Audrey était en consultation médicale à Saint-Étienne mardi après-midi quand son téléphone a affiché plusieurs appels manqués de sa fille. Ce détail anodin allait rapidement se transformer en alerte majeure lorsque l’adolescente lui explique la situation dramatique qui se déroule devant chez elle.
Cette communication à distance a plongé la maman dans une angoisse terrible, ne sachant pas précisément ce qui se passait ni l’état de sa fille restée seule dans l’appartement familial.
Sans perdre une seconde, Audrey s’engouffre dans le premier tramway disponible pour prendre ensuite le bus M1 à Bellevue en direction de l’Ondaine. Ce trajet de retour d’urgence vers son domicile lui a semblé interminable, l’esprit rongé par l’inquiétude.
« Ce n’est que dans la traversée de La Ricamarie que les secours m’ont appelée et rassurée. Elle n’avait rien », se remémore-t-elle, décrivant ce moment de soulagement intense après la peur de sa vie.
Un témoignage bouleversant sur les réseaux
L’émotion reste palpable dans les mots qu’Audrey a partagés sur Facebook : « Ma fille a failli mourir une semaine avant ses 15 ans… C’est dur à avaler, impossible à accepter. » Ces quelques lignes résument toute l’ampleur du traumatisme vécu par cette famille.
L’état du logement familial témoigne de la violence de l’incendie qui s’est déclaré juste devant leur fenêtre. Le rez-de-chaussée a subi des dégâts considérables : porte fondue, volets déformés par la chaleur, vitres fissurées sous l’effet thermique.
À l’intérieur, même le mobilier porte les stigmates de cette fournaise extérieure. Le canapé du salon a « pris un gros coup de chaud », illustrant à quel point les flammes étaient proches de l’embrasement général.
En attendant une solution pérenne, Audrey et ses deux enfants ont trouvé refuge dans l’appartement situé à l’étage supérieur, occupé par le frère de la maman. Cette solidarité familiale permet de faire face à l’urgence du relogement.
La gestion administrative de ce sinistre révèle les complexités habituelles des dossiers d’assurance. « Mon assurance et celle du propriétaire se renvoient la balle. La deuxième demande l’attestation du SDIS », déplore Audrey.
La STAS assume ses responsabilités
Contrairement aux assurances privées, la STAS fait preuve de réactivité dans la prise en charge de ce dossier. « La Stas a été très réactive et a priori c’est son assurance qui devrait s’occuper du relogement », précise la sinistrée.
La ville du Chambon-Feugerolles propose une solution de relogement d’urgence à partir du 22 juillet si les négociations assurantielles n’aboutissent pas d’ici là. Cette intervention municipale témoigne de la solidarité publique face aux situations de détresse.
Des experts sont attendus pour évaluer précisément l’étendue des dégâts et vérifier la sécurité des installations électriques et gazières. Ces contrôles techniques conditionneront la possibilité de réintégrer le logement après travaux.
Cette phase d’expertise déterminera également les responsabilités financières et les modalités de remise en état de l’appartement sinistré.
Une solidarité qui se mobilise
Face à cette situation d’urgence, Audrey a lancé une cagnotte en ligne sur la plateforme Leetchi pour faire face aux frais immédiats. Cette initiative illustre les difficultés financières immédiates générées par ce type de sinistre.
Parallèlement, la famille tente de récupérer ce qui peut l’être dans l’appartement endommagé, sauvant les biens encore utilisables de cette catastrophe domestique.
L’établissement scolaire de l’adolescente, situé à proximité, a immédiatement proposé son aide. « Ils se sont montrés très réactifs, ont proposé leur aide et donné des vêtements », témoigne Audrey avec reconnaissance.

