La chronique de Martial : Et Dieu créa Jason Chicandier

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Gérard Depardieu et Brigitte Fontaine ont eu un fils et ils l’ont appelé Jason Chicandier. Du reste, le rabelaisien stéphanois fait les beaux jours d’internet depuis qu’il cartonne sur les réseaux sociaux avec ses vidéos criardes, portant un regard plutôt juste sur la société.

De son vrai nom Laurent Regairaz, Chicandier n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de remettre les pendules à l’heure… Jusqu’à que sonne celle de l’apéro bien sûr. Car là il convient de se mettre “bleu métal” dès le vendredi au bureau.

Chicandier ou Regairaz, un peu des deux comme Docteur Jekyll and Mister Hyde, aime paraphraser Audiard les nuits de pleine lune un verre à la main. Pourquoi j’aime Chicandier me demanderez-vous ? Parce qu’il est l’antithèse du politiquement correct, à lui seul une ôde contre la bien-pensance qui voudrait nous faire manger vegan et rouler en vélib. Avec lui c’est l’anarchie jusque dans sa coupe de cheveux.

Malgré cette notoriété grandissante, on peut encore le croiser à Sainté

Chicandier est partout là où on ne l’attend pas. Un coup tenant la chandelle aux côtés de Catherine et Liliane sur Canal+, un coup chroniqueur à l’œil lubrique sur RTL et bientôt en gaulois réfractaire dans le prochain Astérix et Obélix réalisé par Guillaume Canet. Malgré cette notoriété grandissante, on peut encore le croiser à Sainté accoudé aux petits chalets de Noël place de l’Hôtel de Ville, un pinard pas dégueu en perfusion ou le reste de l’année rue des Martyrs.

Mathias Cannariato, son coupe-cigare, fidèle parmi les fidèles, n’est jamais très loin. Avec son “macaroni” comme il se plaît à l’appeler, ils ont réussi le pari fou de remplir les sièges de la regrettée salle Jeanne d’Arc. Il se pourrait bien qu’on les voit un jour se marier à l’écran comme Coluche et Thierry le Luron. C’est tout ce qu’on leur souhaite. 

Quand Chicandier reviendra en terre sainte à Saint-Etienne pour y finir ses vieux jours, en bon Ulysse rentrant à Ithaque, je le verrai bien ouvrir son restaurant nommé “Au bon vivant”. Déambulant parmi la clientèle, comme Diogène dans son tonneau, le pif enfariné comme un Yves Mourousi en presque rémission. Avec à sa table Bruno Solo et José Garcia. Les tontons bringueurs conteraient leurs anecdotes de tournage, façon Verlaine qui hanta le café François Ier à la fin de sa vie. Bien sûr il y aurait aussi Madame Ramirez à qui il mettrait entre les poteaux carrés les soirs de chaude pisse. Et comme dirait l’interessé : “C’est ça mon analyse !”.

Martial Mossmann

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