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Mise en marche depuis la fin de l’année précédente, cette installation révolutionnaire démontre déjà son efficacité remarquable en matière de préservation des ressources hydriques et énergétiques. Pendant la canicule estivale de 2025, cette nouvelle technologie a prouvé sa valeur en distribuant quotidiennement des volumes considérables atteignant 50 000 mètres cubes. L’ensemble des équipements de pompage du secteur septentrional ont fonctionné en simultané durant les premières semaines d’août pour répondre aux besoins criants des utilisateurs.
Une métamorphose technologique de grande envergure
La transformation de ce site stratégique s’inscrit dans un projet d’envergure lancé en 2016 et finalisé récemment. Avec un budget frôlant les 6 millions d’euros hors taxes, cette rénovation complète a bénéficié du soutien financier conjugué des collectivités territoriales, de l’Europe et de l’État. L’ancienne infrastructure des années 1980 présentait des limites techniques importantes. Positionnée directement le long de la voie d’eau, elle alimentait un réseau unique sans optimisation possible. Le bassin de stockage adjacent n’intervenait qu’en période de tension hydrique maximale.
Une révolution dans la gestion hydraulique
Le nouveau dispositif bouleverse complètement la logique d’approvisionnement. L’eau est désormais captée depuis un réservoir de 60 000 mètres cubes alimenté par le canal principal. Un système de filtrage sophistiqué élimine automatiquement les détritus végétaux à l’entrée du système. La refonte complète du réseau de distribution a permis la création de deux branches distinctes desservant respectivement les zones nord et est du territoire. Le secteur septentrional bénéficie de cinq groupes de pompage (plus une unité de secours), tandis que la zone orientale dispose de quatre ensembles (également avec une réserve). L’optimisation de la pression constitue un autre exploit technique majeur. La diminution de 20 à 13 bars vers Feurs génère annuellement 270 000 kilowattheures d’économies énergétiques, soit une réduction substantielle de l’empreinte carbone de l’installation.
Une centaine d’exploitations agricoles bénéficiaires
Ce dispositif moderne dessert une variété impressionnante d’activités agricoles, depuis l’élevage jusqu’au maraîchage en passant par la polyculture. L’abreuvement du cheptel représente un enjeu considérable, chaque bovin consommant quotidiennement entre 75 et 100 litres. La majorité des agriculteurs s’organise au sein d’associations syndicales qui coordonnent localement la répartition de la ressource. Cette structuration collective facilite une gestion équitable et efficace de la distribution hydrique.
Les utilisateurs confirment l’amélioration notable du service depuis la modernisation. Les interruptions d’approvisionnement et les chutes de pression, fréquentes avec l’ancien système, appartiennent désormais au passé. Cette fiabilité accrue s’avère particulièrement précieuse durant les épisodes de sécheresse comme celui vécu récemment.

