Dix jours de trêve, un adversaire en forme : le contexte n’était pas idéal pour relancer la machine. Julien Cortey l’avoue volontiers, il abordait la rencontre avec une certaine appréhension. Ses joueurs ont pourtant répondu à l’appel, en commençant par verrouiller la raquette adverse. La mission était claire : neutraliser Falcoz et museler l’une des meilleures attaques du championnat. Pari réussi. Aix Maurienne, habituellement friande de tirs primés, n’en a converti que 18 %, laissée à 73 points au final.
Maxime Yomi a incarné cet état d’esprit défensif, se montrant particulièrement précieux au rebond avec dix prises, et très actif dans la peinture face à son ancienne équipe.
Un quatuor offensif décisif
Si la défense a posé les fondations, c’est bien un quatuor en inspiration qui a construit la victoire. Arthur Bruyas (19 pts) et Josh Uduje (18 pts) ont été tranchants à longue distance, enchaînant les paniers dans les moments décisifs. Badr Moujib a retrouvé son registre sous les panneaux avec 16 points à 7/14, tandis qu’Anthony Durham a apporté vitesse et percussion à un jeu stéphanois parfois en manque de solutions.
Le tournant est venu dans le deuxième quart-temps, quand Uduje a enchaîné trois paniers primés en deux minutes, suivi d’une réalisation de Bruyas pour permettre aux locaux de rentrer aux vestiaires avec neuf longueurs d’avance (44-35).
Une accélération foudroyante, puis le relâchement
La reprise du troisième quart-temps a failli tourner au récital. Sur un rythme effréné, le SCABB a creusé un écart impressionnant pour mener de 21 points (64-43, 26e). Mais l’inconstance, ce mal récurrent, a refait surface. Accumulant les erreurs défensives et offensives, les Saint-Chamonais ont permis à l’AMSB de réduire l’écart à onze unités (66-55, 30e).
Le quatuor offensif du soir a alors remis les pendules à l’heure. Durham, Moujib, Uduje et Bruyas ont remis de l’intensité pour ne plus laisser filer le match et s’imposer finalement 87 à 73.
Un pas de plus vers le maintien
« On a fait un pas de plus vers le maintien », résumait sobrement Maxime Yomi à l’issue de la rencontre, refusant de se projeter trop loin. « C’est match après match. On se concentre sur nous et pas sur le classement. »
Julien Cortey, lui, a insisté sur la corrélation entre la solidité défensive et les résultats : si son équipe reste capable de concéder des séquences trop généreuses, elle prouve match après match que bien défendre suffit à remporter des victoires. Cette onzième success story le confirme un peu plus.


