L’alerte avait été donnée mercredi 26 novembre vers 6h30, après le passage du premier TER matinal sur la ligne Lyon-Paray-le-Monial. Un agent SNCF, dépêché sur place dans le cadre d’une procédure interne de « présomption de danger », avait constaté la présence du corps avant d’alerter les secours.
La victime, âgée de 65 ans, avait été placée dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à Lamure-sur-Azergues, dans le Rhône. Elle s’en était échappée le 10 novembre dernier, soit plus de deux semaines avant la macabre découverte.
Des chutes dans l’obscurité du tunnel
Les premières constatations avaient immédiatement écarté l’hypothèse d’un suicide sous un train. L’autopsie réalisée dans les jours suivants a confirmé qu’il s’agissait d’un décès par hypothermie.
Les ecchymoses relevées sur le visage de la victime sont vraisemblablement dues aux chutes dont elle a été victime en progressant dans l’obscurité du tunnel ferroviaire. Ces blessures témoignent de l’errance difficile de cet homme désorienté dans un environnement hostile.
Une seconde découverte le lendemain à Saint-Romain-la-Motte
Cette tragédie s’inscrit dans une série noire pour le secteur. Le lendemain, jeudi 27 novembre, le conducteur d’un train a repéré le corps sans vie d’un homme allongé près des rails, à hauteur du lieu-dit La Roche à Saint-Romain-la-Motte.
D’après les premières constatations, cette seconde victime, un Roannais de 78 ans, n’aurait pas été percutée par un convoi. Son véhicule a été retrouvé à proximité, dans un fossé. Une autopsie a été demandée et l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de ce second décès.
Des questions sur la surveillance des fugues
Le décès par hypothermie du sexagénaire soulève des interrogations sur les protocoles de recherche des personnes vulnérables ayant fugué d’établissements spécialisés. Deux semaines se sont écoulées entre sa disparition de l’Ehpad rhodanien et la découverte de son corps dans un tunnel ferroviaire ligérien, témoignant de la difficulté à retrouver rapidement ces personnes fragilisées.

