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Cette démonstration d’unité intervient alors que la collectivité a traversé une période de turbulences politiques majeures avec l’exclusion de plusieurs membres de l’exécutif initial. Yves Nicolin, président de l’intercommunalité, a ouvert cette séance en exprimant « un sentiment de grande fierté » concernant les transformations accomplies depuis 2014. Il a particulièrement insisté sur le respect des 40 communes membres et la diversité territoriale prise en compte dans les décisions.
Le centre aqualudique au cœur des débats budgétaires
Face aux critiques récurrentes sur le projet phare de l’agglomération, le dirigeant a tenu à relativiser l’impact financier du futur équipement aquatique. Avec un coût estimé à 71 millions d’euros TTC, cet investissement représente une fraction du budget global de 600 millions d’euros sur six ans, a-t-il rappelé.
Cette mise en perspective vise à contrer les accusations de « gigantisme » portées par l’opposition, tout en mettant l’accent sur la diversité des services proposés : gestion des déchets, transports publics, développement touristique et accompagnement quotidien des habitants.
L’exécutif revendique une politique budgétaire équilibrée, avec une augmentation du taux d’épargne et une diminution de l’endettement. La promesse de maintien de la fiscalité locale aurait été respectée tout au long du mandat, constituant un argument central dans la défense du bilan présenté.
Malgré la scission majeure qui a touché l’exécutif avec le départ de Sandra Creuzet-Taite, Philippe Perron, Jade Petit et Dominique Bruyère, la direction actuelle préfère évoquer un « climat apaisé » et une fin de mandat « heureuse et sereine ».
Cette rupture a donné naissance à un groupe d’opposition de 15 membres au sein du conseil communautaire de 83 élus, rejoints par les représentants de la gauche roannaise et du Collectif 88 % dans leurs contestations ponctuelles.
Un chœur de soutiens au sein de l’équipe actuelle
Les vice-présidents présents ont multiplié les éloges envers le style de direction d’Yves Nicolin. Nicolas Chargueros l’a qualifié de « visionnaire » sur les énergies renouvelables, Jacques Troncy a salué son « esprit de concertation », tandis que Daniel Fréchet a défendu l’autonomie laissée aux membres de l’exécutif.
Ces témoignages visent manifestement à réfuter les accusations de fonctionnement « autocratique » formulées par les anciens membres de l’équipe dirigeante.
Des oppositions qui persistent sur tous les fronts
Dans le document de bilan officiel, les groupes minoritaires expriment leurs réserves de manière argumentée. Le groupe « Ensemble pour l’Agglo » dénonce une gouvernance défaillante et les risques financiers du centre aqualudique, s’appuyant sur les conclusions critiques de la Chambre régionale des comptes.
Les élus de gauche pointent les « nombreuses affaires » concernant le président et regrettent les carences dans plusieurs domaines sociaux et environnementaux. Le Collectif 88 % déplore quant à lui une politique d’aménagement jugée obsolète, privilégiant l’artificialisation des sols.

