La municipalité de Fraisse engage actuellement une transformation majeure de ses établissements scolaires en créant des espaces de récréation végétalisés. Cette initiative répond directement aux défis posés par le réchauffement climatique et s’appuie sur une démarche participative impliquant l’ensemble de la communauté éducative.
cette réflexion s’est construite en étroite collaboration avec les familles, les enseignants, le conseil municipal des jeunes et les Délégués départementaux de l’éducation nationale. Les travaux suivent un calendrier progressif dans les différents groupes scolaires. L’école Jules-Ferry voit son projet quasiment achevé, avec la plantation d’espaces verts prévue dès l’automne prochain. Les établissements Jean-Zay et Périvaure entrent maintenant dans leur phase de rénovation.
L’investissement total atteint 800 000 euros hors taxes pour l’ensemble des trois sites, précise Rémy Breysse, premier adjoint. La Métropole devrait participer à hauteur de 50 % du financement, réduisant ainsi la charge pour les finances communales.
Cette refonte architecturale vise à remplacer les surfaces bitumées traditionnelles, responsables de la formation d’îlots de chaleur urbains. Les nouveaux aménagements privilégient la fraîcheur naturelle grâce à une végétalisation accrue et une gestion optimisée des eaux pluviales.
Les équipements installés répondent aux souhaits exprimés directement par les utilisateurs quotidiens. Gradins, structures d’escalade, maisonnettes et parcours sensoriels diversifient les possibilités de jeu et favorisent un partage équitable de l’espace entre tous les âges et tous les genres.
Innovation technique et circuits de proximité
L’école Jean-Zay bénéficie notamment d’un revêtement hydro-way sur l’intégralité de sa cour, permettant une absorption rapide lors d’épisodes pluvieux intenses. Cette solution technique illustre la recherche d’adaptation aux phénomènes météorologiques extrêmes.
La collectivité a privilégié les entreprises locales et départementales pour tous les corps de métier impliqués, du bureau d’études aux travaux publics en passant par l’expertise paysagère. Cette approche soutient l’économie territoriale tout en limitant l’empreinte carbone des chantiers.
Au-delà des considérations pratiques, ces réalisations portent une dimension pédagogique forte. Les responsables municipaux considèrent ces espaces comme des laboratoires de citoyenneté où s’expérimentent concrètement le respect environnemental et les valeurs du vivre-ensemble républicain.

