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Cette position de leader lui a été confirmée par un sondage Ifop réalisé début septembre auprès des électeurs locaux. Du 3 au 9 septembre, l’institut de sondage a interrogé plus de 4 000 Stéphanois pour départager les cinq prétendants du collectif « Saint-Étienne Ensemble 2026 ». Parmi les 603 réponses retenues pour constituer un échantillon représentatif, Dino Cinieri distance clairement ses concurrents sur plusieurs critères décisifs.
À la question centrale « Selon vous, chacune des personnalités suivantes ferait-elle un bon maire de Saint-Étienne ? », l’élu Les Républicains recueille 37% d’opinions favorables. Ce score grimpe même à 40% lorsque l’on se concentre uniquement sur l’électorat de droite et du centre des précédentes échéances électorales.
Quentin Bataillon, dauphin inattendu
La surprise vient de la deuxième place occupée par Quentin Bataillon. À 31 ans seulement, l’ancien député Renaissance de la Loire obtient 30% d’avis positifs, devançant des figures plus établies du paysage politique local. Cet écart d’âge de près de quarante ans entre les deux premiers illustre la diversité générationnelle de cette compétition interne.
Derrière ce duo de tête, trois autres candidats complètent cette primaire citoyenne. Lionel Boucher (UDI), 48 ans, élu stéphanois reconnu, Zahra Bencharif (PRG), 50 ans, et Alain Berthéas (Parti radical), 69 ans, restent distancés mais demeurent dans la compétition pour les futures négociations d’alliance.
La notoriété, atout décisif de Cinieri
L’expérience politique de Dino Cinieri se traduit également dans les chiffres de notoriété. Avec 53% de reconnaissance auprès des sondés, il devance largement Lionel Boucher (36%), confirmant son statut d’homme politique établi sur le territoire stéphanois.
Cette notoriété constitue un avantage non négligeable dans la perspective d’une campagne municipale où la reconnaissance du candidat par les électeurs demeure un facteur déterminant.
Lorsque les Stéphanois sont interrogés directement sur leur préférence pour conduire la liste d’opposition, Dino Cinieri confirme sa position de favori avec 21% des suffrages. Ses quatre concurrents se partagent le reste des intentions, Quentin Bataillon, Lionel Boucher et Zahra Bencharif obtenant chacun 15%, tandis qu’Alain Berthéas ferme la marche avec 6%.
Vers une investiture consensuelle ?
Ces résultats positionnent clairement Dino Cinieri comme le candidat naturel du collectif « Saint-Étienne Ensemble 2026 » pour affronter la majorité municipale sortante. Reste à voir si cette légitimité sondagière se traduira par un consensus au sein de la coalition de droite et du centre, et comment les autres prétendants accepteront de s’effacer derrière l’ancien parlementaire. La campagne des municipales 2026 à Saint-Étienne prend ainsi forme avec un an et demi d’avance, autour d’une figure expérimentée qui mise sur son ancrage local et sa reconnaissance pour reconquérir l’Hôtel de Ville.


