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Un classement honorable malgré une baisse de trois places par rapport à l’année précédente. Dans la Loire, 62 % des entreprises affirment ne rencontrer aucune difficulté pour recruter ou fidéliser leurs équipes, un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale qui s’établit à 59 %. Ces chiffres témoignent d’une certaine résilience du tissu économique local.
Toutefois, les défis demeurent réels. Un quart des entreprises (25 %) signalent des difficultés de recrutement, tandis que 17 % font face à une pénurie aiguë de profils qualifiés. Ce dernier taux figure parmi les plus élevés du pays, soulignant les tensions persistantes sur certains segments du marché du travail stéphanois.
L’héritage industriel de la ville et son écosystème d’innovation constituent des atouts indéniables. Néanmoins, seules 8 % des entreprises locales investissent dans le développement de nouvelles compétences par la formation ou le recrutement, un pourcentage légèrement inférieur à la moyenne nationale de 9 %. Cette faiblesse relative souligne l’importance d’intensifier les efforts en matière de formation pour maintenir l’attractivité du territoire.
auvergne-rhône-alpes : une région confiante
À l’échelle régionale, les indicateurs s’avèrent rassurants. Près de deux commerces sur trois (62 %) en Auvergne-Rhône-Alpes déclarent ne rencontrer aucune difficulté pour recruter, confirmant la bonne santé relative du marché de l’emploi local.
Malgré les tensions nationales, seuls 17 % des acteurs économiques évoquent une pénurie aiguë de talents, un signal encourageant pour l’économie régionale. La région privilégie l’anticipation plutôt que la gestion de crise, bien que la montée en compétences reste un levier encore insuffisamment exploité.
angers, dijon et reims sur le podium des métropoles intermédiaires
Le classement national des métropoles intermédiaires place Angers en tête avec un indice d’attractivité de 0,551, gagnant deux places par rapport à 2025. La ville bénéficie d’un environnement professionnel particulièrement équilibré, avec plus de 60 % des entreprises ne rencontrant aucune difficulté de recrutement.
Dijon conserve la deuxième place malgré un léger recul, portée par des résultats exceptionnels en matière de fidélisation : 73 % des entreprises n’éprouvent aucune difficulté à conserver leurs salariés, le meilleur score national. Reims complète le podium, gagnant deux rangs pour s’établir à la troisième position.
Saint-Étienne, avec un indice de 0,416, maintient une position solide au sein de ce classement qui compte quinze métropoles intermédiaires, devançant notamment Le Mans, Avignon et Lens-Liévin.
les stratégies de fidélisation privilégiées par les entreprises
Au niveau national, l’enquête révèle que les conditions de travail flexibles (25 %) et l’augmentation des salaires et primes (22 %) constituent les deux leviers les plus efficaces pour retenir les employés.
Les avantages sociaux comme les tickets restaurant ou les chèques-vacances, couplés au soutien du bien-être, représentent une stratégie gagnante pour 16 % des dirigeants. Les opportunités de formation arrivent en dernière position (12 %), derrière les nouveaux outils de travail comme l’intelligence artificielle et les activités sociales (13 %), démontrant que les salariés privilégient leur qualité de vie et leurs relations sociales à l’évolution de carrière.
Un constat préoccupant : 31 % des entreprises françaises reconnaissent n’avoir déployé aucune stratégie spécifique de fidélisation, une proportion qui grimpe à 42 % dans les secteurs de la finance et des professions libérales, où le salaire demeure le principal levier de motivation.
toulouse domine le classement des très grandes métropoles
Parmi les très grandes métropoles françaises, Toulouse conserve sa première place pour la troisième année consécutive avec un indice de 0,576, devant Lyon (0,550) qui enregistre une progression notable. Bordeaux complète le podium malgré une stagnation, tandis que Nantes sort du top 5 au profit d’Aix-Marseille.


