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Les négociations ont buté sur l’opposition irréductible de La France Insoumise à voir les socialistes mener une liste d’union. Le refus catégorique de LFI que Régis Juanico (PS) prenne la tête d’une liste commune a conduit le parti de Jean-Luc Mélenchon à acter dès l’été sa candidature isolée, brisant définitivement l’espoir d’une union complète de la gauche stéphanoise.
Une stratégie d’influence sans candidature propre
Face à cette fracture, Sainté Populaire avait fait le choix de ne pas trancher entre les deux camps, refusant de créer sa propre liste. L’objectif était d’intégrer des adhérents et des propositions programmatiques aux deux listes distinctes : celle de LFI d’un côté, celle de l’union PS/EELV/PC/Radicaux de Gauche/Place Publique de l’autre.
Selon nos informations, cette stratégie d’influence n’aurait pas abouti. Sainté Populaire n’aurait pas obtenu les garanties d’indépendance de fonctionnement souhaitées, l’association refusant de se soumettre à la discipline imposée par les appareils politiques traditionnels. Cette exigence d’autonomie révèle la tension entre mouvement citoyen et logiques partisanes.
Les vœux comme moment de vérité
La réunion de vœux prévue révélera si Sainté Populaire a trouvé une voie d’influence ou si l’association reste sur le bord du chemin électoral. Cette décision pourrait créer un précédent pour d’autres mouvements citoyens confrontés aux mêmes dilemmes entre pureté militante et efficacité politique.

