Cette success story familiale, née le 1er juillet 1985 de l’imagination de Marta et François Hinderchied, continue de séduire les familles quatre décennies plus tard. L’aventure avait débuté modestement, peu après l’édification du barrage et la création du plan d’eau. Quelques pédalos, des structures gonflables et le célèbre manège « Les Petits Chiens sur l’eau » constituaient alors l’offre de loisirs. Une expansion progressive qui s’est poursuivie année après année.
La relève assure la continuité
Depuis 2020, Stéphanie et Johan Hinderchied perpétuent l’héritage familial avec la même philosophie d’évolution constante. Le concept demeure inchangé : seuls les enfants acquittent un droit d’entrée de 12 euros, leur donnant accès à une dizaine d’attractions de 10h à 18h30, tandis que les adultes profitent gratuitement du site pour se restaurer et se détendre.
La nouvelle génération a enrichi l’offre avec des ajouts spectaculaires : une girafe gonflable culminant à 7,5 mètres, des structures sportives dédiées au football et au volley-ball, une table de ping-pong, sans oublier l’installation d’un kiosque à bubble tea accompagné de machines à barbe à papa et pop-corn sur la terrasse.
Une activité tributaire des caprices célestes
L’exploitation de ce parc aquatique reste intimement liée aux conditions météorologiques. Stéphanie le reconnaît sans détour : leur activité dépend entièrement de la présence du soleil. La saison démarre traditionnellement à Pâques selon les conditions climatiques, avec des variations importantes d’une année sur l’autre.
Les souvenirs restent contrastés : une saison 2023 exceptionnelle de Pâques à fin septembre, contre des années plus difficiles, notamment la précédente que les gérants qualifient de « pire qu’une année Covid ».
Le spectre des interdictions de baignade
L’arrivée de juillet et août apporte son lot d’inquiétudes avec les contrôles hebdomadaires de qualité de l’eau menés par l’Agence régionale de santé. Ces analyses peuvent déboucher sur des interdictions de baignade lors de dégradations environnementales, particulièrement avec l’apparition d’algues vertes.
Malgré l’installation de plateformes équipées d’ultrasons depuis 2019 pour limiter la prolifération algaire, leur efficacité s’avère insuffisante lors des épisodes de forte chaleur. Cette problématique impacte directement la fréquentation : les adultes effectuent des allers-retours vers le lac pour se rafraîchir, et en cas d’interdiction, les visiteurs extérieurs désertent le site au profit des piscines municipales.
Adieu les pédalos, victimes des restrictions
Ces contraintes récurrentes ont poussé le couple à abandonner définitivement l’activité pédalos il y a trois ans. Cette décision douloureuse marque une rupture avec l’histoire du parc, puisque ces embarcations constituaient l’activité fondatrice des beaux-parents de Stéphanie.
L’impossibilité de louer ces équipements lors des interdictions de navigation, couplée au risque d’inciter les clients à la baignade, a rendu cette activité ingérable.
Modernisation dans la continuité
Malgré les contraintes spatiales qui limitent désormais toute extension, les propriétaires maintiennent leur politique d’innovation annuelle. Les futures nouveautés viendront remplacer des installations existantes, dans l’esprit d’amélioration continue hérité des fondateurs.
Cette approche pragmatique permet au Parc de la plage de rester attractif tout en préservant l’âme familiale qui fait son succès depuis quatre décennies.


