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L’opticien récupère non seulement les lunettes de sa propre clientèle, mais centralise également celles collectées par les autres magasins Just’un regard du secteur. Cette mutualisation permet d’atteindre des volumes significatifs : huit gros cartons ont été expédiés au dernier trimestre 2025, contribuant aux 12 000 paires récupérées sur le Forez en 2025.
Ezco Madagascar : une clinique au service des démunis
L’association Ezco Madagascar, du nom de son fondateur défunt Evariste Zafimehy, est aujourd’hui pilotée régionalement par Gérard Bouvet, ancien opticien membre du conseil d’administration. « L’association a créé une clinique dans laquelle se trouve un atelier optique. J’ai formé un local à la fonction d’opticien », explique-t-il au Progrès, soulignant l’aspect technique de cette aide humanitaire.
Un atelier optique complet sur place
La clinique malgache dispose d’un véritable atelier permettant de travailler les verres pour apporter les corrections nécessaires. Grâce aux dons solidaires de verres par les fabricants et aux montures collectées, l’association peut offrir des lunettes gratuites aux populations locales n’ayant pas accès aux soins optiques.
Gérard Bouvet s’implique également dans d’autres associations intervenant au Cambodge et au Vietnam. Pour ces pays sans clinique sur place, la stratégie diffère : « nous récupérons les lunettes entières et pas seulement les montures. Lorsque des lunettes avec une correction utilisable nous sont rendues, alors elles partent là-bas. » En décembre, 1 600 paires ont été distribuées à 1 250 Cambodgiens.
Des ophtalmologues bénévoles internationaux
La clinique malgache accueille également des ophtalmologues bénévoles venus de divers pays pour pratiquer des opérations chirurgicales, complétant l’action optique par une prise en charge médicale plus large. Cette dimension médicale renforce l’impact de l’aide apportée aux populations locales.
Les deux opticiens lancent un appel pour recruter des bénévoles issus du monde de l’optique. Cette recherche de compétences spécialisées témoigne de la volonté d’étendre et de professionnaliser encore davantage cette action humanitaire qui transforme les déchets optiques français en espoir visuel pour les pays en développement.

