Comme pour le conseil municipal, la condamnation de Gaël Perdriau impose l’organisation de nouvelles élections à la tête de Saint-Étienne Métropole. Ce mercredi à partir de 13h30, les conseillers métropolitains se réuniront dans les salons du stade Geoffroy-Guichard pour désigner leur président ou présidente.
Un parcours déjà entamé
Sylvie Fayolle occupe la présidence de Saint-Étienne Métropole depuis fin 2023, dans un contexte institutionnel pour le moins singulier. Après le retrait de Gaël Perdriau fin 2022, Hervé Reynaud avait assuré une partie de l’intérim avant que l’actuelle présidente ne prenne les rênes de l’institution intercommunale.
Pendant des mois, plusieurs membres du conseil métropolitain ont déploré une situation particulièrement confuse, marquée par une mise en retrait totale de l’ancien maire sans démission formelle. Cette zone grise institutionnelle prenait fin avec la condamnation définitive de Gaël Perdriau dans l’affaire de la sextape, rendant nécessaire l’organisation de ce scrutin.
Une élection sans surprise ?
Contactée mardi par Le Progrès, Sylvie Fayolle a confirmé sa candidature tout en assurant ne pas savoir si d’autres personnes allaient se manifester. À quelques heures du scrutin, elle apparaît comme la seule prétendante déclarée, ce qui augure d’une élection sans suspense pour le fauteuil de présidente.
Sa position de favorite semble solidement établie après plus d’un an à la tête de la Métropole, période durant laquelle elle a pu démontrer sa capacité à gérer l’institution intercommunale dans un climat politique particulièrement tendu.
L’enjeu des vice-présidences
Si l’élection présidentielle paraît jouée d’avance, le véritable suspense réside dans l’attribution des 19 postes de vice-présidents qui suivra immédiatement. Cette redistribution des responsabilités pourrait sensiblement modifier l’organigramme actuel du conseil métropolitain.
Certains élus ont beaucoup à perdre, notamment ceux qui ont maintenu leur soutien à Gaël Perdriau jusqu’à sa condamnation. Cette recomposition de l’exécutif métropolitain constituera un test pour mesurer les rapports de force au sein de l’assemblée et pourrait marquer un tournant politique après plusieurs années de turbulences.
Le scrutin de ce mercredi permettra donc non seulement de régulariser la situation institutionnelle de Saint-Étienne Métropole, mais aussi de clarifier les équilibres politiques internes après l’épisode Perdriau qui aura durablement marqué la vie politique stéphanoise.

