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Cette annonce a été faite ce 28 janvier par le président de la Région Fabrice Pannekoucke et son conseiller spécial Laurent Wauquiez, qui critiquent le recul du gouvernement sur ce sujet. « Alors que la majorité présidentielle avait initialement porté une proposition de loi visant une interdiction générale des téléphones portables dans les lycées, elle a finalement fait le choix du recul, en lui substituant un dispositif flou, fondé sur les lieux et conditions d’utilisation », déplorent les responsables régionaux. Face à ce qu’ils considèrent comme une mesure insuffisante, la Région a décidé de prendre les devants avec sa propre expérimentation.
Une participation volontaire des établissements
Cette expérimentation se fera sur la base du volontariat : les lycées de la région seront libres de participer ou non au dispositif. Ceux qui s’engageront dans la démarche auront le choix des modalités pratiques : casiers sécurisés, pochettes de rangement ou autres solutions adaptées à leur organisation. « La Région, en lien avec la communauté éducative, accompagnera chaque établissement dans le lancement et le suivi de cette expérimentation », précise un communiqué officiel. Cette flexibilité vise à permettre à chaque lycée d’adapter la mesure à ses spécificités et à son fonctionnement propre.
Quatre objectifs affichés
Cette mesure poursuit quatre objectifs principaux :
- Réduire les distractions et les interruptions pendant les heures d’enseignement
- Améliorer la concentration et le climat scolaire
- Mieux réguler le temps d’écran des lycéens
- Lutter contre le harcèlement
Si l’expérimentation s’avère concluante, elle pourrait être étendue à l’ensemble des lycées de la région Auvergne-Rhône-Alpes, créant potentiellement un modèle pour d’autres collectivités territoriales. Les résultats de cette phase test seront scrutés de près par la communauté éducative et les décideurs politiques.

