Interview de Roland Magdane. Il sera le 27 janvier au Scarabée de Roanne

40 ans de sketchs qui ont jalonnés sa vie …et aussi la vôtre !

Les Sketchs Cultes. Le spectacle des 40 ans de carrière !! Déjà ???? Et oui ! 40 ans de sketchs qui ont jalonnés le parcours de Roland Magdane. Il sera le 27 janvier 2018 au Scarabée de Roanne (Riorges). Interview.

Vous avez parcouru la France entière avec votre spectacle, Les plus grands sketchs, vous êtes un marathonien de la scène ?

J’aime ça ! On peut plus du tout dire que je fais ça pour l’argent. J’aime profondément mon métier. Sur mon bureau, j’ai la lampe de mineur de mon père. Moi, je ne vais pas travailler. Je dis « je vais jouer ». Qui peut dire dans la vie, « je vais jouer ? » J’ai une chance incroyable. Beaucoup d’organisateurs après le spectacle me disent « on voit que tu t’es éclaté ».

Votre spectacle, c’est une sorte de méga best of de vos sketchs les plus célèbres, on y retrouve Le dentiste ; Le barbecue… qu’est-ce qu’on redécouvre aussi dans le spectacle ?

C’était difficile de choisir. Il y a deux heures de spectacle. J’ai gardé les sketchs grâce auxquels je m’amusais le plus sur scène. Et ça marche, les gens s’éclatent. J’ai l’exemple de « Benoit », l’ado un peu mollasson. Mais comme j’en ai écrit plusieurs des Benoit en 40 ans, on met tout ça à la suite les uns des autres. Donc on a dix ou douze minutes où on a tous les adolescents du monde qui se marrent aussi. Les jeunes se reconnaissent dans le personnage, les parents reconnaissent leurs enfants, les grands-parents leurs petits-enfants. Ma marque de fabrique, c’est de prendre une situation quotidienne et de tirer dessus comme une pelote de laine pour arriver à l’absurde. C’est ce qui est intéressant, d’arriver à un truc complètement surréaliste, pour faire rire les gens.

Justement, le Benoit d’aujourd’hui n’est plus le même que celui d’il y a 10, 15 ou 20 ans…

Non, ce n’est plus le même. Mais ils ne sont pas si éloignés que ça. On change beaucoup dans sa vie d’adulte. Généralement un ado de 16 ans n’aime rien et ne veut rien faire (rires).

“J’écris déjà le prochain spectacle”

 

Est-ce que vous avez plus un tempérament à jouer dans des grandes villes ou des petites villes ? Où vous sentez-vous le plus à votre aise ?

C’est tout l’art de travailler comme nous le faisons. Je travaille avec ma femme, à l’ancienne, comme Pierre Perret ou Raymond Devos. On ne se dit pas « on va aller que dans les grandes salles ». Bien évidemment, on ne va pas faire une salle de 500 places un samedi, parce que c’est un peu dommage. En revanche, on a des prix adaptés pour les organisateurs. Selon qu’on aille dans une salle de 500 ou 2 000 places, on fait des prix différents et on ne boude personne. On essaie d’aller à la rencontre de tout le monde. C’est ce qui fait la longévité, on a toujours respecté le public. Ces gens chez qui on va, on a déjà fait un spectacle chez eux il y a deux ou trois ans. Ils se sont éclatés et ils nous font revenir. C’est pour ça qu’on travaille avec un an d’avance. Quand les gens vont voir un spectacle, ils font un effort, ça demande un effort, car ça coûte cher. Il faut leur donner ce qu’ils attendent.

Est-ce qu’un jour on vous reverra au théâtre ?

Pour la petite histoire, je suis en train d’écrire une pièce de théâtre. Je ne peux pas vous en dire plus. Je n’ai pas de haine pour le théâtre. Même si je ne la joue pas, ça m’intéresse d’écrire.

Votre femme, Marie-Claude, vous permet de former un duo de choc !

Oui, elle est ma femme, mon manager, elle s’occupe même de la technique quand je suis sur scène.

 

Quel rapport avez-vous avec les réseaux sociaux ?

J’aime bien, j’ai eu du mal au début, mais j’aime bien. J’ai écrit un sketch en 1981, après l’assassinat du Président Egyptien Anouar El-Sadate. Il a été vu 7 millions de fois sur Facebook et partagé plus de 200 000 fois. Le pire, c’est qu’il est malheureusement et à ce jour toujours d’actualité. Notre monde est devenu fou. C’est pour ça qu’il faut rire et faire rire dès qu’on en a l’occasion !

 


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