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Ce nouvel espace de 1 000 m², s’inscrit dans le vaste projet Cité du Design 2025, porté depuis des années par Marc Chassaubéné et qui cristallise les débats au sein de la métropole stéphanoise. Le projet bénéficie d’un investissement de 8,8 millions d’euros, réparti entre Saint-Étienne Métropole (6,8 M€) et l’État (2 M€) via le contrat de plan État-Région. Cette répartition, avec 23% de financement étatique, témoigne de la reconnaissance nationale du projet, même si celui-ci continue de susciter des interrogations locales sur sa priorité et sa transparence budgétaire.

Une mission patrimoniale ambitieuse
Co-portée par le MAMC+ et la Cité du design-Ésad, elle s’appuie sur des partenariats prestigieux avec le Centre Pompidou, le Cnap, le MADD-Bordeaux et le Frac Grand Large. L’exposition inaugurale Design en main. Du langage à l’objet, sous le commissariat de l’historienne Laurence Mauderli, prendra place du 11 juin 2026 au 7 mars 2027. Ce premier événement donnera le ton d’une programmation qui prévoit chaque année une exposition d’envergure confiée à un commissaire invité, accompagnée d’activités de médiation et d’événements. Malgré cette ouverture annoncée, le projet Cité du Design 2025 reste fragilisé par les tensions budgétaires métropolitaines. Contrairement à la patinoire gelée, la Galerie poursuit sa mise en œuvre mais avec des investissements freinés. L’ouverture accuse déjà plus d’un an de retard par rapport aux délais initialement annoncés en septembre 2023.
Des débats politiques persistants
Les débats complexe en assemblée métropolitaine montre fracture politique autour de ce projet. De nombreux élus, pointent un manque de transparence dans l’adoption et le financement, tandis que d’autres questionnent l’intérêt même du projet face aux contraintes budgétaires croissantes. Au-delà de la Galerie, Cité du Design 2025 vise à croiser des dizaines de millions d’investissements privés et publics pour optimiser l’utilisation multifonctions des lieux et améliorer leur fréquentation, encore insuffisante. Cette approche globale explique l’ampleur des débats et des enjeux financiers.
La stratégie de communication révèle l’importance accordée au projet : présentation à la presse nationale mi-avril, puis aux médias stéphanois fin avril. Cette orchestration témoigne de la volonté de faire de cet équipement un symbole du rayonnement culturel stéphanois, malgré les polémiques locales.

