Moins de pollution dans la Loire

Depuis le début du confi­ne­ment, il y a un énorme recul de la pol­lu­tion, recul sou­li­gné par une étude révé­lé jeu­di 30 avril. Qu’elle soit liée aux indus­tries ou à la cir­cu­la­tion auto­mo­bile, c’est un fait : dans les grandes villes on res­pire mieux. Mais à par­tir du lun­di 11 mai, tout cela va chan­ger.

Le niveau à Saint-Etienne est celui d’un dimanche

Une baisse de la pol­lu­tion ver­ti­gi­neuse a été noté sur les axes rou­tier de notre dépar­te­ment. Le niveau à Saint-Etienne est celui d’un dimanche. On aime­rai que cela soit tous les jours comme ça. Les voi­tures vont rou­ler de nou­veau, les usines se remettre en route, ce qui va faire reve­nir un cer­tain taux de pol­lu­tion. On sait que cela a des réper­cus­sions sani­taires. Les par­ti­cules fines pénètrent en pro­fon­deur dans les pou­mons, elles peuvent être à l’o­ri­gine d’in­flam­ma­tions et de l’aggravation de l’é­tat de san­té des per­sonnes atteintes de mala­dies car­diaques et pul­mo­naires.

De plus, elles peuvent trans­por­ter des com­po­sés can­cé­ri­gènes, absor­bés sur leur sur­face jusque dans les pou­mons. On sait aus­si que la pol­lu­tion peut aug­men­ter la toxi­ci­té des aller­gènes, par exemple le pol­len, les aller­giques le savent bien, et on peut se deman­der si cette pol­lu­tion peut avoir des consé­quences sur le coro­na­vi­rus.

Si l’on en croit la Socié­té ita­lienne de méde­cine envi­ron­ne­men­tale, ces consé­quences seraient plu­tôt néga­tives. quand sur se penche sur la lit­té­ra­ture, on trouve des d’ar­ticles très sérieux qui montrent que la pol­lu­tion aug­mente le nombre d’in­fec­tions virales dans la popu­la­tion. On l’a­vait remar­qué en Chine à pro­pos de la rou­geole : plus il y avait de pol­lu­tion et plus il y avait de cas.

Alors bien sûr, la ques­tion est de savoir si le retour de la pol­lu­tion à la suite du décon­fi­ne­ment ne risque pas d’aug­men­ter la viru­lence du coro­na­vi­rus ? Dif­fi­cile d’y répondre. Comme pour beau­coup de choses à pro­pos du Covid-19, on ne le sau­ra qu’a pos­te­rio­ri. Il y a quand même des hypo­thèses scien­ti­fiques. 

Les par­ti­cules de pol­lu­tion sont connues pour être des trans­por­teurs de nom­breux conta­mi­nants chi­miques et bio­lo­giques. Les virus en font par­tie, ce qui explique l’his­toire de la rou­geole en Chine. Les virus col­le­raient aux par­ti­cules pol­luantes et seraient donc capables de res­ter des heures, pour ne pas dire plus, dans l’at­mo­sphère. 

En fait, il semble que la sur­vie des virus dans ces par­ti­cules dépen­drait de nom­breux fac­teurs envi­ron­ne­men­taux. L’aug­men­ta­tion des tem­pé­ra­tures et le rayon­ne­ment solaire seraient en faveur d’une inac­ti­va­tion du virus. C’est ce que nous espé­rons tous avec l’é­té qui arrive. En revanche, une humi­di­té éle­vée peut favo­ri­ser un taux de dif­fu­sion du virus éga­le­ment plus éle­vé.

Arthur BA

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