Jeudi 20 novembre, le conseiller municipal a transmis un courrier au procureur de la République de Roanne visant des publications du maire datées du 19 novembre sur Facebook. Mahdi Nouibat estime avoir subi un préjudice à travers des mensonges ayant déclenché des attaques sur son identité.
L’élu dénonce notamment l’utilisation du terme LFiste et des commentaires racistes liant mon patronyme à une supposée hostilité religieuse apparus dans les réactions aux publications du premier magistrat.
Le vote sur la subvention de la Saint-Nicolas au cœur du litige
Sur sa page Facebook, Yves Nicolin avait écrit : « Lors du dernier conseil municipal, la gauche Roannaise (88 % et Monsieur Mahdi Nouibat) n’a pas voté pour la subvention exceptionnelle en faveur de l’association des Plaisanciers du Port de Roanne ! Le motif : le nom de l’événement Saint-Nicolas, trop religieux selon leur goût. »
Dans un communiqué publié le 20 novembre, Mahdi Nouibat rectifie sa position : son vote constituait une abstention technique, non un vote contre. Il affirme catégoriquement n’avoir jamais évoqué la religion lors des débats.
Une question religieuse effectivement soulevée en conseil
La dimension confessionnelle a bien été mentionnée lors de la séance, mais par un autre élu. Le conseiller municipal Franck Beysson a évoqué la notion de fait religieux dans la sphère publique avec une frontière entre le cultuel et le culturel qui est mince au moment de justifier sa propre abstention.
Pour le maire de Roanne, cette simultanéité ne relève pas du hasard : « Si Mahdi Nouibat n’est pas intervenu en conseil, c’est qu’il pense la même chose que M. Beysson », affirme Yves Nicolin.
Le maire conteste fermement la diffamation
Yves Nicolin réfute toute faute de sa part, estimant qu’il n’y a « absolument pas diffamation ». Le premier magistrat dénonce au contraire une « instrumentalisation de la justice » de la part du plaignant.
Cette nouvelle procédure juridique s’ajoute à une liste croissante de dépôts de plainte croisés entre élus du Roannais, témoignant d’un climat politique local particulièrement tendu. La justice devra désormais déterminer si les propos du maire constituent effectivement une atteinte à la réputation de Mahdi Nouibat ou relèvent de la liberté d’expression politique.

