Le 24 novembre dernier, un VTC a été contrôlé en flagrant délit de maraude illégale devant la gare de Châteaucreux. Ce type d’infraction n’a rien d’exceptionnel : depuis le début de l’année 2025, 110 véhicules ont été vérifiés par la police municipale, aboutissant à 8 amendes de 500 euros pour exercice illégal de maraude.
Les forces de l’ordre utilisent paradoxalement les mêmes outils que les contrevenants pour les identifier. Via l’application Uber, les policiers repèrent aisément les VTC en infraction, comme ce conducteur intercepté récemment. Bien que son entreprise soit domiciliée à Montreynaud, il opérait dans le secteur de Châteaucreux sans réservation en cours.
Ce chauffeur cumulait plusieurs manquements réglementaires : absence de macarons obligatoires et de carte professionnelle visible sur le pare-brise, lui valant également une contravention pour ces infractions administratives.
Un métier plus accessible, mais des dérives en hausse
La multiplication des pratiques illégales s’explique par la différence d’accès entre les deux professions. Cette facilité d’entrée sur le marché entraîne une augmentation du nombre de conducteurs, accompagnée d’une recrudescence de comportements illégaux, souvent commis par méconnaissance.
Avant l’opération du 24 novembre, 48 contraventions avaient déjà été dressées en 2025. La maraude demeure la principale infraction surveillée par les autorités, cette pratique réservée aux taxis étant strictement interdite aux VTC qui doivent obligatoirement disposer d’une réservation préalable.
UBER, un nouveau concurrent pour l’Eurostar
Le géant américain de la mobilité prévoit de concurrencer Eurostar dès 2030 avec son propre service de trains à grande vitesse. Ce projet ambitieux s’inscrit dans une stratégie d’expansion au-delà des VTC.
Après avoir révolutionné le transport urbain avec ses VTC, Uber s’attaque désormais au marché ferroviaire européen. En partenariat avec Gemini Trains, l’entreprise californienne envisage d’établir des liaisons à grande vitesse entre Londres, Paris, Bruxelles et Lille, avec un lancement prévu pour 2030 au départ de la gare du Nord parisienne.
Cette initiative intervient après l’arrivée annoncée de Trenitalia sur ce même marché, témoignant d’une volonté de diversification des opérateurs ferroviaires transmanche.
Une approche différenciée d’Eurostar
Uber se démarquerait du leader actuel sur plusieurs aspects. Côté britannique, les trains partiraient de la gare de Stratford International plutôt que de Saint-Pancras, cette dernière étant jugée trop saturée. Cette décision stratégique vise à offrir une expérience moins congestionnée aux voyageurs.
L’intégration complète dans l’écosystème Uber constitue l’autre atout majeur du projet : les billets seraient réservables directement via l’application qui regroupe déjà taxis, vélos, bateaux et hélicoptères. Cette centralisation simplifierait considérablement les démarches pour les utilisateurs habitués de la plateforme.
Une offre pensée pour la compétitivité
Uber Trains déploierait une flotte de dix trains à grande vitesse assurant autant d’allers-retours quotidiens. La stratégie tarifaire s’articulerait autour de deux classes – Economy et Business – avec des prix positionnés de manière compétitive face à l’offre existante.
L’objectif affiché consiste à rajeunir et dynamiser l’expérience du voyage ferroviaire transmanche, un secteur longtemps dominé par un nombre limité d’opérateurs.
Malgré l’ambition du projet, plusieurs contraintes majeures subsistent. Les défis budgétaires demeurent considérables pour un investissement de cette ampleur. Par ailleurs, Uber devra identifier un fournisseur capable de livrer les rames dans un délai particulièrement serré d’ici 2030.

