© Saint-Etienne Métropole
Le collectif stéphanois Halte au contrôle numérique (HACN), créé en 2019 pour s’opposer au projet Serenicity (micros et caméras connectés dans l’espace public), compte 160 sympathisants directs et s’engage désormais contre l’obligation du QR code pour accéder aux déchèteries.
Cette semaine, ses représentants se sont manifestés auprès de la presse et ont assisté au conseil communautaire de Saint-Étienne Métropole où le bilan de la mesure était à l’ordre du jour. Selon le collectif, le système produit l’effet inverse de celui escompté, multipliant les dépôts sauvages tout en accentuant le traçage des individus. La pétition baptisée avec humour Ras le QR code, lancée début 2025 en version numérique et papier, a franchi le cap des 1 000 signatures.
La CGT dénonce une aggravation de l’incivisme
La CGT Saint-Étienne Métropole s’associe à cette initiative. Le syndicat avait déjà pointé ce dispositif parmi ses griefs principaux lors d’une grève de plusieurs semaines en avril, menée notamment par les éboueurs employés par la collectivité.
Le syndicaliste rappelle la suppression de la brigade de l’environnement de Saint-Étienne et pointe une question budgétaire : La TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) est excédentaire de plusieurs millions d’euros et va alimenter d’autres budgets au lieu de s’occuper à fond de ce sujet.
Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre la municipalité stéphanoise et Saint-Étienne Métropole. Mickaël Chambas évoque une question de vision idéologique sur les déchets, de moyens avec en plus, le conflit de gouvernance entre municipalité de la ville centre et Métropole.
Ce dossier, traité dans nos colonnes le 7 novembre avec les arguments des partisans et opposants au dispositif, continue d’alimenter les débats sur l’équilibre entre lutte contre la fraude, efficacité du service public et préservation des libertés individuelles. Les détracteurs du système réclament désormais son abandon au profit de solutions ciblant directement les professionnels indélicats plutôt que l’ensemble des usagers.

