Commerce dans la Loire : « C’est assez calme cette reprise »

Le gou­ver­ne­ment a encore aggra­vé sa pré­vi­sion de réces­sion pour la France cette année, avec une chute du pro­duit inté­rieur brut (PIB) his­to­rique de ‑11%, au moment où l’économie tente de repar­tir dou­ce­ment avec le décon­fi­ne­ment. Dans la Loire, les com­mer­çants sont inquiets. « Ca redé­marre très mal pour nous ».

« Je n’ai jamais caché que le plus dur est devant nous » parce que « le choc de la crise a été extrê­me­ment bru­tal », a affir­mé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, en annon­çant mar­di cette nou­velle pré­vi­sion sur la radio RTL. « Nous avons un énorme trou d’air » avec cette crise.

Le gou­ver­ne­ment enté­ri­ne­ra cette nou­velle esti­ma­tion de l’ampleur de la réces­sion dans un nou­veau pro­jet de bud­get rec­ti­fi­ca­tif qui doit être pré­sen­té en Conseil des ministres le 10 juin. La semaine der­nière, l’Insee avait indi­qué que la chute du PIB serait lar­ge­ment supé­rieure au ‑8% anti­ci­pé par le gou­ver­ne­ment, car la reprise de l’activité depuis le début du décon­fi­ne­ment sera aux mieux pro­gres­sifs au second semestre.

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Au pre­mier tri­mestre, le recul de l’activité a fina­le­ment atteint ‑5,3%, mais l’Institut natio­nal de la sta­tis­tique anti­cipe un plon­geon de ‑20% envi­ron au deuxième trimestre.

« L’économie fran­çaise s’efforce (…) de reprendre son souffle », mais elle « refait sur­face dans un monde qui n’est plus exac­te­ment le même qu’avant la crise sani­taire », avait jugé l’institut natio­nal de la sta­tis­tique. A Saint-Etienne, les com­mer­çants sont déçus par ce mois mai « Les clients ne sont pas reve­nu en masse ». « C’est assez calme ». La phrase revient régu­liè­re­ment dans la bouche des com­mer­çants de Roanne.

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« Les clients reviennent pro­gres­si­ve­ment. Beaucoup se pro­mènent mais ils sont encore assez fri­leux. Certains ont notam­ment la crainte de tou­cher les vête­ments », indique Martine. ” Nous ne sommes pas reve­nus à la fré­quen­ta­tion habi­tuelle “, recon­naît ‑elle. ” Beaucoup sont encore angois­sés à l’idée de sor­tir. Il y a tou­te­fois plus de monde en ville que la pre­mière semaine de décon­fi­ne­ment : c’est un peu plus ani­mé. On sent que les gens appré­cient de sor­tir, qu’ils ont besoin de dis­cu­ter. ”

Si le décon­fi­ne­ment a débu­té le 11 mai, et que le pre­mier ministre a annon­cé la semaine der­nière une accé­lé­ra­tion avec notam­ment la levée de l’interdiction de se dépla­cer à plus de 100 kilo­mètres de son domi­cile, la reprise de l’activité est lente. Tous les com­merces n’ont pas encore rou­vert et le redé­mar­rage de cer­taines entre­prises est ralen­ti par des per­tur­ba­tions per­sis­tantes dans les chaînes de production.

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