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Parties d’initiatives concernant les locataires d’Habitat & Métropole, les revendications s’étendent désormais à l’ensemble des bailleurs sociaux. Des représentants de locataires d’Alliade rejoignent la mobilisation, créant un front commun face à des problématiques identiques. Ces deux organismes représentent respectivement 17 200 et 14 000 logements dans la Loire, soit plus de 30 000 foyers potentiellement concernés par cette crise du pouvoir d’achat énergétique.
Le collectif refuse catégoriquement le discours de résignation des organismes HLM qui se défaussent sur la hausse des prix de l’énergie. Les chiffres avancés par le collectif sont alarmants : depuis juillet 2023, les rappels de charges oscillent entre 500 et 3 000 euros par foyer. À Saint-Étienne, le taux de pauvreté atteint 28%, soit le double de la moyenne nationale, et grimpe à 43% chez les locataires du parc HLM. Face à cette situation explosive, certains représentants appelaient lundi à observer un refus en bloc de payer les rappels de charges, distinguant ces derniers des charges habituelles pour éviter les procédures d’expulsion.
Le collectif exige un rapport de force avec les fournisseurs d’énergie
Plutôt que de subir passivement, les locataires demandent aux organismes HLM de jouer collectivement leur poids dans les négociations. Avec AMOS 42 qui représente 16 organismes et plus de 55 000 logements. Le collectif réclame également la transparence totale sur les contrats énergétiques, le droit de contrôle des factures, et la mise en place systématique de plans d’échelonnement sans limite de durée. Bien qu’aucun parti ou candidat aux municipales ne soit présent, le timing est assumé. En l’absence d’avancées notables, les organisations n’excluent pas d’actions toujours plus spectaculaires pour faire entendre leur détresse face à cette crise du logement social.

