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Le tribunal vient de trancher dans une affaire qui agitait le milieu culturel stéphanois depuis 2022. Le premier adjoint de Saint-Étienne, Marc Chassaubéné, sort victorieux d’une procédure en diffamation intentée par Farid Bouabdellah, responsable artistique du festival Arcomik. Cette décision judiciaire intervient dans le contexte d’une controverse autour de la suppression des aides financières municipales à cette manifestation culturelle.
Le différend a éclaté lors d’une séance du conseil municipal en 2022, quand l’adjoint chargé des affaires culturelles à l’époque avait annoncé l’arrêt des subventions versées à Arcomik. Cette décision s’appuyait sur des questionnements concernant la transparence de la gestion financière de l’événement. Face à ces déclarations publiques, le responsable du festival avait choisi de porter l’affaire devant les tribunaux, estimant ses propos diffamatoires.
Les interrogations de l’élu portaient principalement sur les relations entre l’organisation et ses soutiens financiers privés. Le magistrat municipal s’inquiétait particulièrement de possibles avantages offerts aux donateurs en échange de leur contribution financière. Une telle pratique constituerait une infraction aux règles encadrant le mécénat en France, exposant potentiellement les deux parties à des sanctions fiscales.
Une gestion budgétaire critiquée
L’adjoint stéphanois pointait également du doigt les méthodes de financement adoptées par l’organisation. Il reprochait notamment la présentation de demandes d’aides publiques alors que la manifestation avait déjà démarré, une stratégie qui selon lui plaçait les institutions publiques dans une position délicate. Cette approche budgétaire, jugée insuffisamment anticipée, compromettait selon l’élu la capacité des collectivités à exercer un contrôle approprié sur l’utilisation des fonds publics.

